- L’eau de pluie cascade le long de l’intérieur du tronc et emplit les creux de l’écorce. La pluie bondit de branche en branche, de feuille en feuille, et de la terre monte une odeur puissante et douce qui se relie à l’enfance.
- Je m’intéresse à la vérité, j’aime la science. Mais la vérité est une menace, la science est un danger public. Elle est aussi dangereuse qu’elle a été bienfaisante.
- Des jours durant, j’ai tenté d’ignorer la voix de mon coeur, mais elle s’est faite de plus en plus puissante. Dans le recoin le plus caché de mon âme, j’existais encore et je croyais aux rêves.
- A proprement parler, l’homme est fou, comme le corps est malade, par nature; la raison comme la santé n’est en nous qu’une réussite momentanée et un bel accident.
- N’avez-vous jamais croisé de ces êtres qui semblent ne pas se trouver sur votre chemin par hasard, mais par une sorte d’évidence si bouleversante que votre existence en est subitement transformée ?
- Pinochet, avant d’avoir un mauvais état de santé général, est-ce qu’il est passé par un mauvais état de santé colonel ?
- La vie, c’est autre chose encore : c’est la fleur et le couteau, c’est de voir rouge un jour et bleu le lendemain, c’est la haine et l’amour, la haine délicieuse et ravissante, l’amour cruel.
- Véronique, irréparablement enlaidie, deviendrait cette amie très douce, cette compagne bienfaisante des heures de lassitude intellectuelle et de tristesse, cette quasi-soeur qu’on avait rêvée et que la jolie femme ne pouvait être.
- Monter, grimper... Mais se hisser ? Oh ! Combien c’est difficile. Le coup de reins lumineux, la rasante force qui jaillit de son terrier et, malgré la pesanteur, délivre l’allégresse.
- Ah ! Le toit de chaume aspire au repos ! Elle aspire au repos, la minime flamme dansante sur l’étang morne ! Il aspire au repos, l’esprit vigilant qui se débat dans la chair des hommes depuis le commencement du monde.
- La parole doit venir à certains moments, mais ce qui instruit et ce qui donne c’est la présence. C’est elle qui est silencieusement agissante.
- La peur de l’effort est plus épuisante que l’effort même.
- Une maladie soudaine et grave, qui nous montre tout à coup la mort possible, nous permet en même temps de lutter contre elle, tandis que l’hypocrite santé nous y entraîne, comme une fleuve mène vers la mer.
- Pense dans l’opulence à jouir de la vie, ne te refusant rien pour la santé du corps : Le riche a des écus; mais, par la maladie, il perd le plus grand des trésors.
- J’aime les ragoûts littéraires fortement épicés, les oeuvres de décadence où une sorte de sensibilité maladive remplace la santé plantureuse des époques classiques. Je suis de mon âge.
- La vieille femme aux souhaits de Nouvel An : On ne demande pas grand-chose : du travail et de la santé.
- Quand je voulais savoir quelque chose sur ce métier j’appelais Jean-Claude. Il connaissait tout, l’humeur, la santé des gens, c’était une bête de curiosité.
- Le jour où boire et fumer n’existeront plus, on lira sur les murs : Vivre est dangereux pour la santé, avec le numéro de la loi qui le décrète.
- Le même événement qui se présente d’une façon si intéressante dans la tête d’un homme d’esprit, n’offrirait plus, conçu par un cerveau plat et banal, qu’une scène insipide de la vie de tous les jours.
- C’est l’incarcération qui pousse à aller au-delà des murs. Que faire d’un personnage beau, riche, en bonne santé, jeune et amoureux ? Si tout se passe bien pour lui, je n’écris pas cinq pages !
- Sans espoir, la paix de ton ménage, tant que ta belle-mère est en bonne santé.
- La maladie fait trouver du plaisir dans la santé, le mal dans le bien, la famine dans l’abondance, l’épuisement dans le repos.
- Je ne sais l’exprimer : un être heureux, il vit comme au-dessus de tous les autres. Et cela, on n’a même pas à le lui pardonner, parce qu’il l’a comme on a la santé, ou la beauté.
- Telle petite oeuvre imparfaite survivra à telle oeuvre imposante, bâtie en manière de chef-d’oeuvre : ainsi des insectes sans bouche survécurent aux grands sauriens.
- La seule crainte, si l’on est en bonne santé, est celle de la faiblesse intellectuelle. Or je me sens en pleine capacité. Plus riche même, de l’expérience.
- Avec les moniteurs, les skieuses se retrouvent toujours sur une pente glissante.
- Elle s’appelle Gretchen, nom qui, pour nêtre pas si euphonique qu’Ethelwina ou Azélie, paraît d’une suffisante douceur aux oreilles allemandes et néerlandaises.
- Volupté : pour les coeurs libres, innocente et libre, paradis terrestre, effusion reconnaissante de l’avenir envers le présent.
- Les connaissances qu’ils vénéraient ont servi à mettre au point une arme si puissante qu’elle n’est plus une arme, mais une figure sacrée de l’apocalypse. Ils en ont tous été les oracles et les esclaves.
- J’avale ce voyage comme une médecine...
- Crois-nous. Nous ne sommes pas malades, nous sommes sains. C’est le monde qui est malade - malade de chimie et d’efficacité, d’humilité et de bonne volonté.
- J’ai souvent relu mes premiers comptes rendus et vu l’ignorance, la naïveté puérile, le cerveau peu intelligent qui, dans une pièce obscure, regardait par le trou de la serrure, la lumière éblouissante du dehors.
- Boutons : Au visage ou ailleurs, signe de santé et de force du sang. Ne point les faire passer.
- Barbarossa jubile. Il sent des papillons dans son ventre. Cette mort en direct, il la boit, comme une boisson grisante, il emplit son âme avec et il laisse la chaleur l’inonder jusqu’à l’ivresse.
- Un Anglais ne plaisante jamais quand il s’agit d’une chose aussi importante qu’un pari.
- Le mortel qui joint une santé florissante à la richesse et à la gloire doit se garder d’envier le sort des dieux.
- La contagion est donc une invitation à réfléchir. La quarantaine en offre l’occasion. Réfléchir à quoi ? Au fait que nous n’appartenons pas seulement à la communauté humaine. Nous sommes l’espèce la plus envahissante d’un fragile et superbe écosystème.
- Aubergine : plante vénéneuse, agressive et verbalisante proliférant sur les trottoirs urbains.
- La santé est le trésor le plus précieux et le plus facile à perdre; c’est cependant le plus mal gardé.
- Je ne fais pas mes 90 ans, non ? Cinquante ans à danser sur des talons, c’est bon pour la santé. Mon docteur me dit que je vais être centenaire. Revenez pour mes 100 ans, je vous raconterai d’autres petits secrets.