Biographie courte et informations sur Théophile Gautier
Théophile Gautier est né en 1811 à Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées. Il grandit à Paris et fréquenta le lycée Charlemagne, où il rencontra Gérard de Nerval. Passionné par la littérature et la peinture, il débuta dans le mouvement romantique aux côtés de Victor Hugo. Gautier publia plusieurs romans, poèmes et critiques d'art, dont Mademoiselle de Maupin et Émaux et Camées. Il participa à la bataille d'Hernani en 1830, fréquenta des salons littéraires et travailla pour plusieurs journaux. Il est aussi connu pour ses voyages en Espagne et Égypte. Gautier est décédé en 1872 à Neuilly-sur-Seine.
- Je t’aimerai, ma jeune folle, un peu plus que toujours, longtemps !
- Des collines d’un beau mouvement, bien frappées par la lumière, accidentent les côtés de la route.
- L’instinct de la femme, c’est d’être consolatrice : la douleur les attire comme le miroir les alouettes.
- Vous avez été un éclair de ma nuit, et vous avez illuminé bien des endroits sombres de mon âme...
- Elle s’appelle Gretchen, nom qui, pour nêtre pas si euphonique qu’Ethelwina ou Azélie, paraît d’une suffisante douceur aux oreilles allemandes et néerlandaises.
- Mars qui rit, malgré les averses, prépare en secret le printemps.
- Les épaules fermes, rebondies, mates et blanches comme le marbre dépoli des statues antiques, ne se dessinent qu’assez tard; c’est un fruit d’automne, juste compensation de la perte de quelques fleurs de printemps.
- Il n’y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien.
- Oui, j’ai aimé comme personne au monde, d’un amour insensé et furieux, si violent que je suis étonné qu’il n’ait pas fait éclater mon cœur.
- Les âmes sœurs finissent toujours par se trouver quand elles savent s’attendre.
- Ces peintures, faites par des barbouilleurs de province, prenaient de la barbarie même du travail un aspect hétéroclite et formidable.
- L’espérance est dure à mourir au coeur amoureux.
- Le beau dans son essence, c’est Dieu.
- La femme est la reine de la création; les étoiles se joignent en couronne sur sa tête.
- Par l’absence à la mort vous vous accoutumez.
- C’est la nuit que les elfes sortent, avec leur robe humide au bord, et sur les nénuphars emportent Leur valseur de fatigue mort.
- Tandis qu’à leurs oeuvres perverses, les hommes courent haletants, mars qui rit malgré les averses, prépare en secret le printemps.
- Le soleil, sans donner un sou à personne, fait la vie et la richesse du monde.
- La jouissance est le but de la vie, et la seule chose utile au monde.
- La vie est ainsi disposée; ce qui fait le bonheur de l’un fait nécessairement le malheur de l’autre.
- Ces exercices auxquels il s’était livré avec son vieux domestique, faute de pouvoir suivre les académies comme il eût été convenable pour un jeune gentilhomme, avaient développé sa force, corroboré ses muscles, augmenté sa souplesse naturelle.
- Une allégresse infinie égayait la terre et le ciel. Tout respirait la joie et l’amour partagé; l’atmosphère était imprégnée de jeunesse et de bonheur.
- Le bonheur est une chose si rare en ce monde que l’homme n’a pas inventé de paroles pour le rendre, tandis que le vocabulaire des souffrances morales et physiques remplit d’innombrables colonnes dans le dictionnaire de toutes les langues.
- Sous les fraîches apparences de ses vingt ans, sous le premier duvet de l’adolescence, il cachait une corruption profonde.
- Boire à sa bouche de rose - Son souffle en un baiser.
- Que voit-on dans les comédies du grand Molière ? La sainte institution du mariage (style de catéchisme et de journaliste) bafouée et tournée en ridicule à chaque scène.
- Si vous voulez une baignoire, le belluaire ouvre une cage, donne un coup de pied au derrière de l’ours qui l’occupe, le fait passer dans une bauge voisine, et vous met à sa place; rien de plus simple.
- Malgré le manque de documents, il est facile de faire une vie très détaillée de Villon; c’est un poète égotiste : le moi, le je reviennent très souvent dans ses vers.
- Pour sauver ce vieux monde il faut un Dieu nouveau, et le prêtre demande un autre sacrifice. Voici bien deux mille ans que l’on saigne l’Agneau; Il est mort à la fin, et sa gorge épuisée N’a plus assez de sang pour teindre le couteau.
- Un des grands malheurs de la vie moderne, c’est le manque d’imprévu, l’absence d’aventures. Tout est si bien réglé, si bien engrené, si bien étiqueté, que le hasard n’est plus possible.
- Si le dieu n’est qu’une idole, plaignons l’idole et non le dévot.
- En France, les admirations et les mépris sont toujours excessifs. Tout écrivain est un dieu ou un âne : il n’y a pas de milieu. - Ni si haut, ni si bas, serait cependant pour beaucoup une place juste.
- On avait confiance dans l’athlétique organisation de Balzac. Nous pensions fermement qu’il nous enterrerait tous.
- Vous seul au monde avez vu ce que je suis; car vous m’avez vue sous le coup d’un amour bien vrai et bien profond, puisqu’il est sans espoir; et qui n’a pas vu une femme amoureuse ne peut pas dire ce qu’elle est.
- Dois-je la charité d’amour à toutes les pécores et donzelles qui ont la fantaisie de s’enamourer de moi ?
- La femme qui a un mari et un amant est une prostituée pour l’un des deux et souvent pour tous deux.
- Une étroite robe, ou, pour mieux dire, un fourreau de gaze transparente, moulait exactement les contours juvéniles de son corps élégant et frêle.