Par l’absence à la mort vous vous accoutumez.
Écrivain, 1811-1872Par l’absence à la mort vous vous accoutumez.
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Source vérifiée
España (1845), « Départ »
… Votre départ n’a rien dérangé dans le monde, Déjà votre sillon s’est refermé sur l’onde. Oublié par les uns, aux autres inconnu, Dans des lieux où jamais votre nom n’est venu, Parmi des yeux distraits et des visages mornes, Vous allez sur la terre et sur la mer sans bornes.Par l’absence à la mort vous vous accoutumez.Cependant l’araignée à vos volets …
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Il faut apprendre à donner de votre absence à ceux qui n’ont pas compris l’importance de votre présence. La mort ne prend pas de temps de pause.
La mort elle aussi brille par son absence.
Obsèques. Consolez-vous quand il ne s’agit pas des vôtres : l’oraison du plus mort est toujours la meilleure.
Entre la mort et la lâcheté, choisis sans hésiter la mort !
Ne craignez pas ainsi la mort et craignez davantage la vie insuffisante !
Si tu veux pouvoir supporter la vie, sois prêt à accepter la mort !
Existe-t-il pensée plus consolante que de savoir les proches défunts à vos côtés ? La mort perd en gravité et en fatalité. Et l’existence gagne en valeur et en sens. Il n’y a ni un avant ni un après, mais un tout.
La vie, c’est faire semblant de ne pas être mort.
On peut tout dominer : la douleur, la maladie, il n’y a que la mort qui vous échappe… Et encore !
Si la mort n’est pas loin, fais-lui coucou de loin.

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