Biographie courte et informations sur Jules Barbey d'Aurevilly
Jules Barbey d’Aurevilly est né le 2 novembre 1808 en Normandie. Il vient d’une famille catholique et royaliste. Il a voulu entrer à l’école militaire, mais ça n’a pas marché. Alors, il a étudié le droit à Caen. Il est devenu journaliste, écrivain et critique. Il aimait écrire des histoires fantastiques. En 1846, il est devenu catholique. Ses idées religieuses ont beaucoup influencé ses récits. Il écrivait souvent sur des sujets sombres comme le mal et le péché. Ses livres étaient passionnés et parfois choquants. Il est mort à Paris le 23 avril 1889. On se souvient de lui comme d’un homme très intelligent et compliqué.
- Il avait pour lui le respect d’un homme qui a pesé la vie dans tous les trébuchets du mépris et qui trouvait que rien n’est plus beau, après tout, que la force humaine écrasée par la stupidité du destin.
- Le plus triste, hélas, de toutes les vieillesses, c’est la vieillesse de l’amour.
- S’il y a dans le sublime de l’homme les trois quarts de folie, il y a dans la sagesse les trois quarts de mépris.
- En donnant le nom à un enfant, il faut penser à la femme qui aura un jour à le prononcer.
- A Paris, lorsque Dieu y plante une jolie femme, le diable, en réplique, y plante immédiatement un sot pour l’entretenir.
- C’est la seule école de style, mon fils. Ce qu’ils font avec leur corps nous devons le faire avec notre esprit.
- Les amoureux sont comme les somnambules; ils ne voient pas seulement avec les yeux, mais avec le corps tout entier.
- A mesure que les peuples montent en civilisation, les gouvernements descendent en police.
- Cette mélancolie qu’ont les femmes qui ont cherché le bonheur et qui n’ont trouvé que l’amour.
- Expérience, ce fruit tardif, le seul qui mûrisse sans devenir doux.
- La moralité de l’artiste est dans la force et la vérité de sa peinture. En peignant la réalité, en lui infiltrant, en lui insufflant la vie, il a été assez moral : il a été vrai.
- Le plaisir est le bonheur des fous. Le bonheur est le plaisir des sages.
- Il était d’origine grecque; et sa beauté l’aurait fait croire, car il était beau, et, le Diable m’emporte ! Peut-être trop pour un soldat.
- Etre belle et aimée, ce n’est être que femme. Etre laide et savoir se faire aimer, c’est être princesse.
- Souvent je ne pouvais m’empêcher de croire que ce qui me donnait, en pensant à elle, la troublante cuisson de tels désirs, était un de ces faits pathologiques et monstrueux qui dominent également la science de l’homme et sa volonté.
- Nous étions même d’assez mauvais sujets, joueurs, libertins, coureurs de filles, duellistes, ivrognes au besoin, et mangeurs d’argent sous toutes les espèces.
- Les natures au coeur sur la main ne se font pas l’idée des jouissances solitaires de l’hypocrisie, de ceux qui vivent et peuvent respirer la tête lacée dans un masque.
- La marquise Guy de Ruy - une vieille mécontente, aux yeux bleus, froids et affilés, mais moins froids que son coeur et moins affilés que son esprit.
- C’était un joueur de la grande espèce, un homme dont la vie (véritable fantasmagorie d’ailleurs) n’avait de signification et de réalité que quand il tenait des cartes...
- Elle s’efforça, mais l’effort n’est pas la force !
- Tout à coup, un boute-selle furieux sonna, appelant aux armes. C’était l’ennemi qui nous surprenait et qui avait égorgé au couteau, silencieusement, nos sentinelles. Il fallait sauter à cheval.