S’il y a dans le sublime de l’homme les trois quarts de folie, il y a dans sa sagesse les trois quarts de mépris.
Écrivain, 1808-1889S’il y a dans le sublime de l’homme les trois quarts de folie, il y a dans sa sagesse les trois quarts de mépris.
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Source vérifiée
Pensées détachées (1889), Pensées détachées, 22
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La nature de la folie est en même temps son utile sagesse…
L’excès de sagesse devient fou, la sagesse n’évite la folie qu’en se liant à la folie de la poésie et de l’amour.
Que la folie d’autrui soit ta sagesse.
C’qui fait un homme, c’est sa conscience, c’qui fait sa valeur, c’est sa constance, j’distingue l’envie de l’avarice aussi la méchanceté naïve de la malice.
Il y a plus de fous que de sages, et dans le sage même il y a plus de folie que de sagesse.
Si seulement le fou s’obstinait dans sa folie, il deviendrait sage.
Ce qui distingue le fou du sage, c’est que le premier est guidé par les passions, le second par la raison.
Sagesse cachée et trésor invisible, à quoi servent-ils l’un et l’autre ? Mieux vaut un homme qui cache sa folie qu’un homme qui cache sa sagesse.
Celui qui s’imagine avoir seul la sagesse, l’éloquence, la force s’expose au ridicule. L’intelligence permet de se contredire.
L’homme sage cherche la connaissance, le fou suit le rapport des autres.

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