Biographie courte et informations sur Edgar Morin
Edgar Morin est né le 8 juillet 1921 à Paris. Il est un sociologue et philosophe français. Il a développé la pensée complexe et écrit La Méthode, une série de six livres publiés entre 1977 et 2004. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a été résistant et engagé dans le Parti communiste avant de le quitter. Il a travaillé au Centre national de la recherche scientifique et a participé à de nombreuses publications. Morin a contribué à la réflexion sur la politique, la société et la culture en intégrant différentes disciplines.
- A force de sacrifier l’essentiel à l’urgence, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel.
- La vie n’est supportable que si l’on y introduit non pas de l’utopie mais de la poésie, c’est-à -dire de l’intensité, de la fête, de la joie, de la communion, du bonheur et de l’amour.
- Je vis pour connaître, je connais pour vivre, je vis pour aimer, j’aime pour vivre.
- Si nous savons comprendre avant de condamner, nous serons sur la voie de l’humanisation des relations humaines.
- La connaissance est une navigation dans un océan d’incertitudes à travers des archipels de certitudes.
- La conscience écologique vient d’une menace, non d’une espérance; elle nous amène à repenser non seulement notre relation à la nature, mais notre histoire et notre civilisation.
- Les sciences biologiques ignorent ce qui fait l’humanité de l’humanité, la culture, le langage, l’esprit, la conscience.
- Les sciences humaines ignorent l’humain biologique, en font une entité sans corps et sans vie.
- La sociologie est à cheval entre la culture scientifique et la culture humaniste. Elle a besoin de rigueur, de vérification, et en même temps de réflexion et de philosophie. L’une et l’autre culture ont besoin de problématiser et d’imaginer.
- Il faut savoir que chez l’être humain la raison peut se mettre au service de la folie et que la folie peut créer ce dont la raison est incapable.
- Qu’est-ce que l’amour ? C’est le comble de l’union de la folie et de la sagesse.
- Plus puissante est l’intelligence générale, plus grande est sa faculté de traiter des problèmes spéciaux.
- Il faut avoir peur de le dire : l’arme principale de la vérité est le mensonge.
- La tâche de la morale, c’est de subordonner la répression à la réalisation et non la réalisation à la répression.
- Plus la politique devient technique, plus la compétence démocratique régresse.
- L’excès de sagesse devient fou, la sagesse n’évite la folie qu’en se mêlant à la folie de la poésie et de l’amour.
- La vertu de la science qui l’empêche de sombrer dans le délire, c’est que sans arrêt des données nouvelles arrivent et l’aménent à modifier ses visions et ses idées.
- La tolérance comporte une souffrance à supporter l’expression d’idées, selon nous, néfastes, et une volonté d’assumer cette souffrance.
- Chacun aspire au génie et se contente de talent.
- Nous connaissons de mieux en mieux la vie mais elle nous demeure de plus en plus mystérieuse.
- La culture, en tant que système génératif, constitue un quasi-code culturel, c’est-à-dire une sorte d’équivalent sociologique de ce qu’est le code génétique pour les êtres vivants.
- La pensée est le capital le plus précieux pour l’individu et la société.
- La réforme de l’enseignement doit conduire à la réforme de la pensée et la réforme de pensée doit conduire à la réforme de l’enseignement.
- Il est donc sensé de penser que c’est le langage qui a créé l’homme, et non l’homme le langage, mais à condition d’ajouter que l’hominien a créé le langage.
- Mais la beauté de l’amour, c’est l’interpénétration de la vérité de l’autre en soi, de celle de soi en l’autre, c’est de trouver sa vérité à travers l’altérité.
- Lorsque Rimbaud dit : «Je finis par trouver sacré le désordre de mon esprit», il montre qu’il a compris qu’il y a dans le désordre quelque chose sans lequel la vie ne serait que platitude mécanique.
- La connaissance est la voie nécessaire pour arriver à la docte ignorance, celle qui se connaît comme ignorance à partir de sa science, celle qui frémit aux frontières de l’indicible, de l’impensable et où l’invisible nous arrose alors de ses rayons.
- La recherche, la découverte s’avancent dans la béance de l’incertitude et de l’indécidabilité. Le génie surgit dans la brèche de l’incontrôlable, justement là où rôde la folie.
- L’élève doit savoir que les hommes ne tuent pas seulement dans la nuit de leurs passions mais aussi dans la lumière de leurs rationalisations.
- On vit dans l’illusion d’un progrès de la connaissance par l’accroissement quantitatif des informations, mais la connaissance a régressé qualitativement dans son incapacité à relier ces informations.
- Tout est incroyable; ... Ma conscience s’étonne que je sois un être physique, une machine, un automate, un possédé, et elle s’étonne d’être consciente dans tant d’inconscience.
- Une des contradictions de la démocratie : doit elle exclure ceux qui veulent la détruire ? Non quand ils ne sont qu’une minorité. Mais quand ils obtiennent la majorité c’est trop tard.
- Avoir 100 ans, c’est entrer dans une terre très peu fréquentée. Je vis sans me faire aucune illusion. Pour moi, le mystère ça n’est n’est pas la mort, c’est la vie.
- La pensée, on l’oublie trop souvent, est un art, c’est-à-dire un jeu de précision et d’imprécision, de flou et de rigueur.
- La vraie connaissance ne peut qu’accroitre le mystère du monde.
- La connaissance doit nous amener devant le mystère des choses.
- Quand on est trop raisonnable on ne comprend rien à la folie.
- Le sport de compétition est la forme civilisée du conflit.
- Vivre est tout à fait irrationnel mais l’organisme vivant est organisé de façon tout à fait rationnelle.
- L’homme porte le mystère de la vie qui porte le mystère du monde.