Avoir 100 ans, c’est entrer dans une terre très peu fréquentée. Je vis sans me faire aucune illusion. Pour moi, le mystère ça n’est n’est pas la mort, c’est la vie.
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- À partir d’un certain âge il faut prendre l’habitude de vivre comme les fantômes. Ne rien regretter, ne rien désirer. C’est de tout repos. Rien ne vous pèse, on ne pèse sur rien.
- La vieillesse, quant à l’ordre de l’existence terrestre, est un passé sans avenir. Elle représente trop vivement la condition humaine, pour que son aspect n’importune pas l’homme.
- L’unique sortilège contre la mort, la vieillesse, la vie routinière, n’est-il pas l’amour ?
- La vieillesse nous attache plus de rides en l’esprit qu’au visage; et ne se voit point d’âmes, ou fort rares, qui en vieillissant ne sentent l’aigre et le moisi.
- À 50 ans, on s’autorise à penser qu’on n’a pas une seule vie, mais plusieurs.
- C’est effrayant : être en vie, cela signifie avant tout se demander si oui ou non on sera encore en vie sans une heure.
- On compte la durée de la vie par le nombre des années qu’on a vécu, on devrait n’en compter la durée que par l’usage qu’on en fait; tel meurt à cent ans, qui n’a pas commencé à vivre.
- Nous bricolons plus ou moins notre vie pendant soixante à quatre-vingts ans, et ensuite, quand nous savons à peu près comment il faudrait vivre, il nous faut mourir.
- La vie est à peine un peu plus vieux que la mort.
- Ce n’est pas si désagréable de vieillir si l’on ne coupe pas la vie en étapes, si on ne se dit pas : « Maintenant c’est fini, je suis entrée dans la vieillesse ».
- Nous n’avons après tout que quelques années à passer dans ce mystère qu’est la vie. Autant l’éclairer par un peu de beauté, de passion, d’amusement.
- L’histoire géologique nous montre que la vie n’est qu’un court épisode entre deux éternités de mort, et que, dans cet épisode même, la pensée consciente n’a duré et ne durera qu’un moment.
- Le mystère de l’existence humaine ne réside pas seulement dans le fait de rester en vie, mais dans la recherche d’une raison de vivre.
- Le temps passé n’est plus, l’autre encore n’est pas, et le présent languit entre vie et trépas; Bref, la mort et la vie en tout temps est semblable.