- Si l’on est assez vieux, alors on a l’impression que l’existence entière, avec ses joies et ses souffrances, ses amours et ses découvertes, ses amitiés, ses liaisons, les livres, la musique, les voyages et le travail ne constituent rien d’autre qu’un long détour menant à l’éclosion de ces instants où Dieu se révèle, où le sens et la valeur de tout ce qui existe et se produit s’offrent à nous à travers la forme d’un paysage, d’un arbre, d’un visage, d’une fleur.
- On peut tromper la vie longtemps, mais elle finit toujours par faire de nous ce pour quoi nous sommes faits. Tout vieillard est un aveu, allez, et si tant de vieillesses sont vides, c’est que tant d’hommes l’étaient et le cachaient.
- Soixante ans, époque à laquelle les femmes se permettent des aveux.
- L’âge semble être le meilleur dans quatre domaines : le vieux bois à brûler, le vieux vin à boire, les vieux amis à qui faire confiance et les vieux auteurs à lire.
- Les belles et jeunes personnes sont des accidents de la nature mais les belles et vieilles personnes sont des œuvres d’art.
- La jeunesse fulmine, la vieillesse chemine.
- À partir d’un certain âge il faut prendre l’habitude de vivre comme les fantômes. Ne rien regretter, ne rien désirer. C’est de tout repos. Rien ne vous pèse, on ne pèse sur rien.
- La vieillesse, c’est quand on va dans des restaurants où il y a des sommeliers, et non plus dans ceux où il y a des serveuses.
- Un visage n’est jamais si beau, si émouvant, qu’à son automne.
- C’est merveilleux la vieillesse... Dommage que ça finisse si mal.
- C’est seulement en vieillissant que l’on s’aperçoit que la beauté est rare, que l’on comprend le miracle que constitue l’épanouissement d’une fleur au milieu des ruines et des canons, la survie des œuvres littéraires au milieu des journaux et des cotes boursières.
- Rien de plus simple que de vieillir jeune, il suffit de travailler dans la joie.
- Si la jeunesse a l’espérance, la vieillesse a le souvenir.
- Avoir 100 ans, c’est entrer dans une terre très peu fréquentée. Je vis sans me faire aucune illusion. Pour moi, le mystère ça n’est n’est pas la mort, c’est la vie.
- Les vieux aventuriers ne meurent pas, ils disparaissent, ils s’évanouissent...
- En tant qu’actrice, on est sans cesse face à sa propre mortalité : on se voit sur un immense écran, on voit notre visage changer avec le temps... Mais à l’intérieur de ce corps reste toujours l’enfant qu’on a été.
- Je considère la vieillesse comme une insulte. Je vais finir dans le désordre.
- J’ai une joie profonde à traverser les épaisseurs de grisaille, la dureté que le monde met sur certains visages à la fin d’une vie. J’éprouve une joie profonde à enlever tous ces voiles et à voir, soudain, deux yeux qui brûlent dans l’ombre.
- Plein d’agrément est le vieillard qui sait à la fois plaisanter et parler sérieusement.
- La vieillesse est un décès par petits morceaux.
- Des doux objets de la tendresse, une épouse et des enfants couronnent la vieillesse.
- La vieillesse est une tombe où pourrissent l’un sur l’autre nos cadavres d’enfant, d’adolescent et d’homme.
- Plus longtemps on est en vie et moins longtemps on sera mort.
- Certaines femmes se consolent de leur veuvage en pensant que personne ne risque plus de découvrir au réveil les rides nées dans la nuit.
- Quand j’étais jeune, je plaignais les vieux. Maintenant que je suis vieux, ce sont les jeunes que je plains.
- On n’est pas vieux tant que l’on cherche.
- Le monde nous gratifie de peu de chose à présent, il semble n’être que vacarme et angoisse; cependant l’herbe et les arbres continuent de pousser. Et même si un jour la terre entière est recouverte de blocs de béton, la grand ballet des nuages se poursuivra dans le ciel; ici et là des hommes continueront d’ouvrir grâce à leur art la porte d’accès au divin.
- Les vieilles personnes sont souvent plus fatiguées que ce qu’elles imaginent.
- La vie est longue, un long amour paisible est rare, et la suprême volupté, c’est de vieillir à deux avec intelligence, tendresse et goût.
- Semblable à un arbre dont les feuilles jaunissent et tombent et qui reste nu et noir, l’homme qui vieillit voit successivement tout mourir autour de lui.
- Les années s’écoulent et elles emportent nos forces et nous amènent les infirmités; elles nous ôtent pièce à pièce tous nos moyens de plaisir; elles nous laissent pour nourriture le passé qui est triste, et pour perspective l’avenir qui est court.
- En vieillissant, vous savez que votre corps va vous lâcher un jour ou l’autre, mais vous ne savez pas comment.
- Il y a des polichinelles pour tous les âges.
- Je ne laisse pas entrer le vieil homme. Je me tiens occupé. Il faut rester actif, vivant, heureux, fort, capable. Je ne laisse pas entrer le vieux critique, hostile, envieux, bavard, plein de colère et de plaintes, de manque de courage, qui se nie à lui-même que la vieillesse peut être créative, décisive, pleine de lumière et de projection.
- Lorsque la paix devient ennui, le spectre se profile.
- Le philosophe doit regarder la vieillesse comme un préjugé.
- Je ne connais qu’une distraction dans la vieillesse : être utile. C’est sortir de soi.
- La vieillesse est si longue qu’il ne faut pas la commencer trop tôt.
- La vieillesse arrive brusquement, comme la neige. Un matin au réveil, on s’aperçoit que tout est blanc.
- Ne pas honorer la vieillesse, c’est démolir la maison où l’on doit coucher le soir.