J’ai une joie profonde à traverser les épaisseurs de grisaille, la dureté que le monde met sur certains visages à la fin d’une vie. J’éprouve une joie profonde à enlever tous ces voiles et à voir, soudain, deux yeux qui brûlent dans l’ombre.
Image : J’ai une joie profonde à traverser...

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- Un sourire est comme une armée d’avant-garde, une modification de la chair qui survit à la chair, qui se sépare d’elle et vole très loin, bien plus loin que le visage d’où ce sourire est monté, où il s’est conçu.
- Le vrai bonheur, c’est çà : un visage inconnu, et comment la parole peu à peu l’éclaire, le fait devenir familier, proche, magnifique, pur.
- Je veux tellement me souvenir des belles choses de la vie, le ciel au crépuscule, le soleil à l’aube. Je ravale mes larmes toutes les nuits, je pleure pour Père et pour le monde et quand le soleil ne brillera plus pour moi, quand je serai partie, ma lumière évanouie.
- Quand je regarde ma vie et sa couleur secrète, j’ai en moi comme un tremblement de larmes. Comme ce ciel. Il est à la fois pluie et soleil, midi et minuit.
- J’ai ancré l’espérance, aux racines de la vie. Face aux ténèbres, j’ai dressé des clartés, planté des flambeaux, a la lisière des nuits.
- Je reste seul à me consumer dans le noir - quand le soleil dérobe au monde sa lumière - D’autres, c’est par plaisir qu’ils s’étendent à terre, - moi, c’est dans mon malheur pour gémir et pleurer.
- Nos moments de lumière sont des moments de bonheur; quand il fait clair dans notre esprit, il y fait beau.
- Depuis que je me connais, le monde m’apparaît comme un phénomène réellement extraordinaire, et chaque être, qu’il soit englué dans sa nuit ou inséré dans son bonheur, est investi d’une importance primordiale et pour ainsi dire fabuleuse.
- J’embrasse le désordre de la vie, je trouve ça tellement beau en fait.
- Ami regarde-moi, j’ai le coeur qui renverse, la mémoire de ses yeux qui me colle à la peau Et dans les bars du port je cherche magie noire Pour délivrer mon corps du sort qu’on m’a jeté.
- La certitude d’avoir été, un jour, une fois, aimé - c’est l’envol définitif du coeur dans la lumière.
- L’émerveillement n’est pas l’oubli de la mort, mais la capacité de la contempler comme tout le reste, comme l’amer et le sombre : dans la brûlure d’une première fois, dans la fraîcheur d’une connaissance sans précédent.
- Je suis hypersensible donc je vis tout à fond. Aussi bien la mélancolie et la tristesse que la joie.
- Avec toi, doux espoir, réside la lumière céleste, qui répand le ravissement le plus lointain sur la vue : C’est à toi que revient le charme du chemin de la vie. Qui appelle chaque passion en jeu.