J’embrasse le désordre de la vie, je trouve ça tellement beau en fait.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Pour moi donc, j’aime la vie.
La vie me bouleverse comme un papier de soie si fin qu’un regard trop pesant suffirait à le déchirer. La vie me comble d’être aussi parfaitement menacée. Le déchirement me donne joie et rire.
C’est comme un pèlerinage. À croire que ton visage est un endroit qui a marqué ma vie.
Je suis dans un de ces moments où je vois si nette la piste de ce gibier qui s’appelle le bonheur.
J’ai une joie profonde à traverser les épaisseurs de grisaille, la dureté que le monde met sur certains visages à la fin d’une vie. J’éprouve une joie profonde à enlever tous ces voiles et à voir, soudain, deux yeux qui brûlent dans l’ombre.
C’était béni, cet instant à aimer le temps qui vous fait comprendre qu’on a toute sa vie, aimé, et le moment où l’on peut lever la tête et dire : J’ai aimé. Oui, cela monte d’un fond infini, intarissable, interminablement, j’ai aimé.
Le simple sentiment d’être en vie m’est une extase.
Depuis que je me connais, le monde m’apparaît comme un phénomène réellement extraordinaire, et chaque être, qu’il soit englué dans sa nuit ou inséré dans son bonheur, est investi d’une importance primordiale et pour ainsi dire fabuleuse.
L’éphémère possède un charme merveilleux, un charme d’une brûlante tristesse.
Je pense que le goût de la vie, la joie qu’elle me procure m’entretient, et que cela a des répercussions sur mon apparence.

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