- A force de frayer Avec toutes nos paroles A force de voisiner Avec nos sombres passions A force de s’effriter Sur les corps de passage L’amour a-t-il perdu Innocence et plaisir ?
- Ainsi tourne le monde : manège, que domine le temps et l’histoire. Pourtant, des rênes fragiles - celles de la liberté - demeurent entre nos mains; guidant hors des pistes nos provisoires montures vers notre propre destin.
- La poésie demeurera éternellement présente, à l’écoute de l’incommensurable vie.
- J’ai ancré l’espérance Aux racines de la vie Face aux ténèbres J’ai dressé des clartés.
- Nous avons beau - comme l’arbre qui est né sage - soupçonner les grimaces du destin, nous n’avons pas encore appris à sourire des simples blessures du coeur.
- Le poème s’étirant dans les blés, le poème s’allongeant vers les sphères. Le poème bondissant, dans les pâturages de l’âme, le poème frémissant, dans le corps des cités.
- Omar-Jo filtra l’eau avec ses doigts pour qu’elle s’écoule en pluie fine, en caresses, sur les deux noms entrelacés.
- Je t’aimais, dans les foucades du printemps, je t’aime, dans l’escapade des saisons.
- J’ai ancré l’espérance, aux racines de la vie. Face aux ténèbres, j’ai dressé des clartés, planté des flambeaux, a la lisière des nuits.