A force de frayer Avec toutes nos paroles A force de voisiner Avec nos sombres passions A force de s’effriter Sur les corps de passage L’amour a-t-il perdu Innocence et plaisir ?
Image : A force de frayer Avec toutes...

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- Le poème s’étirant dans les blés, le poème s’allongeant vers les sphères. Le poème bondissant, dans les pâturages de l’âme, le poème frémissant, dans le corps des cités.
- Ah ! Nos nuits d’amour, lucienne ! L’union des corps et des coeurs. L’instant, l’instant unique où on ne sait plus si c’est la chair ou si c’est l’âme qui palpite...
- L’amour du prochain sans l’amour de Dieu, c’est encore un corps sans ossature.
- Le corps a ses grâces, l’esprit ses talents, le coeur n’aurait-il que des vices ?
- Le ravissement d’esprit ou inspiration divine, qui s’appelle enthousiasme, jette le corps et l’âme et la voix hors de son ordinaire.
- Quand on aime à la folie, l’éclair nous foudroie; la passion nous consume doucement, en ne laissant à notre vie que les cendres de notre amour.
- Les caresses ne sont que d’inquiets transports, infructueux essais du pauvre amour qui tente L’impossible union des âmes par les corps. Vous êtes séparés et seuls comme les morts, misérables vivants que le baiser tourmente !
- La passion amoureuse est une manière d’entrer en résonance avec l’autre, corps et âme, et avec lui ou elle seuls. Nous sommes en deçà et au-delà de la philosophie.
- L’ardeur ne se mesure pas à la quantité de fois de faire l’amour; l’amour est tout le long des jours, dans la quiétude du silence, dans le sourire, le ton de la voix, dans l’absence, l’éloignement.
- Crois-moi, la liberté, que tout mortel adore, - Que je veux leur ôter, mais que j’admire encore, - Donne à l’homme un courage, inspire une grandeur, - Qu’il n’eût jamais trouvés dans le fond de son coeur.
- L’Amour est un seigneur puissant, et il m’a humilié à ce point que, je le confesse, il n’est pas sur terre de souffrance égale à ses rigueurs, ni de joie comparable à ses faveurs !
- Des plaisirs sans choix dégradent l’homme, des plaisirs coupables le corrompent; mais l’amour sans passion ne l’avilit point.
- Les amoureux condamnés, une fois la chair rassasiée, à une vie de tourments. L’amour ne signifie donc pas du tout le bonheur, c’est un aspect du mythe qui s’écroule à nos pieds.
- Tandis que l’amour, hélas ! Il y eut un silence dans lequel s’engouffra toute la passion amoureuse grandie, nourrie, exaspérée par l’indifférence de l’être aimé.