Tandis que l’amour, hélas ! Il y eut un silence dans lequel s’engouffra toute la passion amoureuse grandie, nourrie, exaspérée par l’indifférence de l’être aimé.
Écrivain, 1924-2016Tandis que l’amour, hélas ! Il y eut un silence dans lequel s’engouffra toute la passion amoureuse grandie, nourrie, exaspérée par l’indifférence de l’être aimé.
Écrivain, 1924-2016Partager sur
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L’amour est avant tout audience dans le silence. Aimer, c’est contempler.
L’ennui c’est de l’amour qui s’apprête en silence.
Le sentiment amoureux se mesure à l’ampleur du manque, à l’état fiévreux dans lequel l’absence de l’autre nous plonge.
Quand il est le fruit d’une réflexion, l’amour est fragile : qui a aimé n’a-t-il pas aimé dès le premier regard ?
La tendresse, ce sont les moments silencieux de l’amour et le regard porté à l’être aimé.
Le véritable amour commence là où on n’attend plus rien en retour.
Avec l’amour avait disparu le désir de montrer qu’il n’avait plus d’amour.
C’était l’amour pur, sans autre finalité que l’amour pour l’amour. Sans possession et sans jalousie.
Aimer, c’est une grande affaire ; il faut avoir du courage pour aimer. Ce mot d’aimer, et la certitude que personne au monde ne se doutait de sa passion, la faisaient espérer malgré elle, quoi ? Elle l’ignorait, et, par cela même, espérait plus facilement.
L’absence finit par vaincre l’amour le plus fort et la présence occasionnelle est encore plus terrible pour l’amoureux sans espoir que la complète séparation.

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