Biographie courte et informations sur André Frossard
André Frossard est né en 1915 dans le Doubs. Fils d'un des fondateurs du Parti communiste, il a grandi sans éducation religieuse avant de se convertir au catholicisme à 20 ans. Journaliste et essayiste, il a participé à la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, où il a été arrêté puis libéré. Il a collaboré à plusieurs grandes publications et a écrit de nombreux ouvrages sur la foi. Élu à l'Académie française en 1987, il est décédé en 1995.
- Il paraît que le parti communiste a «peur de l’Histoire». Il se trompe. C’est plutôt l’Histoire qui a peur du parti, avec tous les sévices qu’il lui fait subir.
- Il a été décidé qu’on reparlerait, dès les petites classes, d’éducation civique, d’honnêteté, de courage, de refus du racisme et d’amour de la République. Il est dommage que l’école ne soit fréquentée que par les enfants.
- Ce n’est pas la toute-puissance de Dieu qui nous menace... Mais sa douceur.
- Un amour qui n’a pas le sentiment d’être éternel n’a jamais commencé.
- De toutes les choses qui remuent le monde et qui agitent le coeur des hommes, l’amour est la seule qui se passe d’explication, et n’en veuille pas.
- Ce que les mécaniciens de l’esprit n’ont pas compris, c’est que lorsque Dieu se manifeste, il n’a nullement besoin des sens : il entre en communication directe avec cette "aptitude au divin" qu’est l’âme.
- L’âme est cachée en Dieu, qui est seul à connaître son nom, et qui n’a nul besoin du corps pour se faire reconnaître d’elle.
- Prier, c’est exaucer Dieu.
- Pour l’athée, l’hypothèse de l’existence de Dieu n’est pas à retenir : celle de l’existence du diable reste à considérer. En tout cas des deux hypothèses la deuxième lui paraîtra la moins déraisonnable.
- Le mécontentement ne vient pas avec l’échec, qui incite à la patience, mais avec le succès qui rend exigeant.
- Le discours politique vole bas, mais il n’atterrit jamais.
- Si l’on pose d’un côté ce qu’un hold-up rapporte en argent et de l’autre ce qu’il rapporte en années de prison, on s’aperçoit que le truand est bien le salarié le plus misérable du monde.