Ce que les mécaniciens de l’esprit n’ont pas compris, c’est que lorsque Dieu se manifeste, il n’a nullement besoin des sens : il entre en communication directe avec cette "aptitude au divin" qu’est l’âme.
Image : Ce que les mécaniciens de l’esprit...

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- L’âme est cachée en Dieu, qui est seul à connaître son nom, et qui n’a nul besoin du corps pour se faire reconnaître d’elle.
- Pour l’athée, l’hypothèse de l’existence de Dieu n’est pas à retenir : celle de l’existence du diable reste à considérer. En tout cas des deux hypothèses la deuxième lui paraîtra la moins déraisonnable.
- Ce n’est pas la toute-puissance de Dieu qui nous menace... Mais sa douceur.
- Dieu n’a pas eu le temps de créer le dispositif mental permettant aux gens de parler de X sans communiquer peu ou prou leur attitude à l’égard de X.
- On ne sait, si Dieu doit avoir plus de reconnaissance à l’égard du diable, ou le diable plus de reconnaissance à l’égard de Dieu, de ce que tout se soit ainsi passé.
- Dieu n’est que l’image de quelque chose, principe, force, idée, esprit, volonté, que nous ne pouvons concevoir ni nommer.
- Dieu n’existe que dans nos esprits. Et, si l’homme peut concevoir Dieu, dieu lui est alors inférieur, n’étant qu’un aspect de sa conscience.
- La conscience, c’est d’abord l’âme. L’esprit, l’intelligence, la volonté feront ce qu’ils pourront sous elle, après elle, d’après elle. L’âme n’a pas d’idée précise et circonscrite.
- A mesure qu’une âme s’enfonce dans la dévotion, elle perd le sens, le goût, le besoin, l’amour de la réalité.
- L’âme de Dieu est mathématique, contrapuntique, harmonique et mélodique. Le diable, envieux et furieux, fait beaucoup de bruit autour pour empêcher qu’on l’entende.
- L’homme est divin par essence mais il ne le sait que trop rarement, et quand il le sent par intuition il a peur de l’admettre...
- Dieu est esprit, il pense, il veut; mais ne l’humanisons pas : il ne pense et ne veut pas comme nous.
- Dieu est à la fois l’objet du regard et le mystère du non-regard. En vérité pourtant, ni le regard de l’homme ne l’atteint, ni son non-regard, ni son agir, ni son cesser d’agir. Dieu est l’Au-delà.
- Un dieu que la raison dominerait ne serait ni un dieu personnel, ni un dieu transcendant. C’est en affirmant à la fois qu’il existe et qu’il la dépasse que la raison le connaît en tant que Dieu.
- Notre âme en tant qu’elle perçoit les choses d’une façon vraie, est une partie de l’intelligence infinie de Dieu.