Biographie courte et informations sur André Gide
André Gide naît en 1869 à Paris dans une famille protestante bourgeoise. Après des études marquées par des conflits avec l'autorité, il épouse sa cousine Madeleine en 1895. Il explore sa sexualité et rompt avec le protestantisme. Écrivain majeur, il publie des romans modernes comme L'Immoraliste et Les Faux-monnayeurs. Voyageur engagé, il critique le colonialisme et le totalitarisme. En 1947, il reçoit le prix Nobel de littérature. Il décède en 1951 à Paris.
- La promesse de la chenille n’engage pas le papillon.
- Familles ! Je vous hais ! Foyers clos; portes refermées, possessions jalouses du bonheur.
- Ce que nous appelons mouvements du cœur. N’est que le bousculement irraisonnable de nos pensées.
- L’intelligence, c’est la faculté d’adaptation.
- L’appétit de savoir naît du doute. Cesse de croire et instruis-toi.
- En vacances, le plus difficile, c'est de ne rien faire. Tout le reste est facile.
- L’amour est un choix, pas un sentiment.
- Chaque instant de notre Vie est essentiellement irremplaçable : sache parfois t’y concentrer uniquement.
- La science, il est vrai, ne progresse qu’en remplaçant partout le pourquoi par le comment; mais si reculé qu’il soit, un point reste toujours où les deux points d’interrogations se rejoignent et se confondent.
- L’habileté des grands journalistes est de pouvoir faire dire à l’imbécile qui les lit : "C’est tout juste ce que je pensais ! ".
- Un A. B. Des meilleurs jours, souple et comme désempesé, pour qui mon amitié reverdit aussitôt...
- Le plus petit instant de la vie est plus fort que la mort, et la nie.
- Il y a d’admirables possibilités dans chaque être. Persuade-toi de ta force et de ta jeunesse. Sache te redire sans cesse : "Il ne tient qu’à moi. ".
- Sans doute, est-il bien peu de préceptes de sagesse qui, pris sous un certain biais, ne semble folie.
- Il y a toujours moins de courage à emboîter le pas qu’à se détacher d’un ensemble.
- Cesse de croire et instruis-toi.
- L’ivresse n’est jamais qu’une substitution du bonheur. C’est l’acquisition du rêve d’une chose quand on n’a pas l’argent que réclame l’acquisition matérielle de la chose rêvée.
- Le bonheur de l’homme ce n’est pas la liberté, c’est l’acceptation d’un devoir.
- L’oeuvre d’art ne s’obtient que par contrainte et par la soumission du réalisme à l’idée de beauté préconçue.
- Lumière profuse; splendeur. L’été s’impose et contraint toute âme au bonheur.
- Une explication n’est pas nécessairement une approbation; mais le plus souvent on estime inutile de chercher à comprendre ce que l’on réprouve.
- Il me plaît, pour ne pas me supprimer toute raison d’être et d’aimer être, de considérer l’humanité comme l’effectuation des rapports possibles.
- Ah ! Que de rêves; c’est ce qu’il y a de meilleur. Que d’élans, que d’enthousiasmes, quelle soif peut avoir un coeur, qui ne sait rien encore de la vie, et qui bondit d’impatience de s’y élancer.
- De tempérament un peu sec, son coeur fournit pas à sa pensée un aliment suffisant.
- Je ne crois pas à l’âme séparée du corps. Je crois que, corps et âme, c’est même chose, et que lorsque la vie du corps n’est plus là, c’en est fait des deux à la fois.
- On dit que je cours après ma jeunesse. Il est vrai. Et pas seulement après la mienne.
- Excellente étude du piano. Ah ! Si seulement j’avais été mieux conseillé, guidé, soutenu, forcé, dans ma jeunesse ! Le plaisir que je prends à cette étude, s’il pouvait être moins égoïste !
- La première condition du bonheur est que l’homme puisse trouver sa joie au travail.
- Les questions d’argent qui m’exaltaient naguère me dépriment aujourd’hui.
- Il me semblait alors que j’étais né pour une sorte inconnue de trouvailles; et je me passionnais étrangement dans ma recherche ténébreuse, pour laquelle je sais que le chercheur devait abjurer et repousser de lui culture, décence et morale.
- Se passer de Dieu... Je veux dire : se passer de l’idée de Dieu, de la croyance en une Providence attentive, tutélaire et rémunératrice... N’y parvient pas qui veut.
- Le meilleur moyen pour apprendre à se connaître, c’est de chercher à comprendre autrui.
- Sache comprendre la fable grecque : elle nous enseigne qu’Achille était invulnérable, sauf en cet endroit de son corps qu’attendrissait le souvenir du contact des doigts maternels.
- Conquérir sa joie vaut mieux que de s’abandonner à la tristesse.
- Mais quel directeur de conscience comprendrait assez subtilement ce flottement, cette indécision passionnée de tout mon être, cette égale aptitude aux contraires.
- Je n’ai jamais dit, ni pensé, qu’on ne faisait de la bonne littérature qu’avec les mauvais sentiments.
- C’est avec les beaux sentiments qu’on fait de la mauvaise littérature.
- Dans un instant, se dit-il, j’irai vers mon destin. Quel beau mot : l’aventure ! Ce qui doit advenir. Tout le surprenant qui m’attend.
- Eh bien, je voudrais dire aux jeunes gens que l’absence de foi désoriente : pour que ce monde rime à quelque chose, il ne tient qu’à vous.
- Une culture savante s’était saisie de ses sentiments les plus tendres, les plus naturels, les meilleurs, pour les polir, les lustrer, les assoupir.