Biographie courte et informations sur André Suarès
André Suarès, né Isaac Félix Suarès à Marseille le 12 juin 1868, est un poète et essayiste français au regard passionné sur l’art et l’Europe. Marqué par des débuts difficiles, il voyagea souvent en Italie, source d’inspiration pour son recueil emblématique, Le Voyage du condottière. Animant La Nouvelle Revue française aux côtés de grands noms, il façonna la littérature du début du XXe siècle. Il s’éteint à Saint-Maur-des-Fossés le 7 septembre 1948.
- La mer est un élément capital pour la connaissance des peuples. La mer modèle les moeurs comme elle fait les rivages. Tous les peuples marins ont du caprice, sinon de la folie, dans l’âme.
- Je n’appelle pas cette misérable étincelle sur un petit tas de boue, une vie.
- L’hérésie est la vie de la religion. C’est la foi qui fait les hérétiques. Dans une religion morte, il n’y a plus d’hérésies.
- Venise : quelle ville pour les marins ! Tout flotte et rien ne roule. Un silence divin !
- Il n’est pas un archevêque, ni un savant illustre, qui ne croie à la providence, chacun de son côté : le savant en contemplant sa science et l’archevêque en regardant son archevêché.
- En politique, la sagesse est de ne point répondre aux questions. L’art, de ne pas se les laisser poser.
- L’ennui d’une femme a toujours un nom : celui de l’homme avec qui elle vit. Car si elle s’ennuie, c’est qu’il ne la désennuie pas.
- La vie est le don propre de l’artiste : la vie seule est la marque de l’art. Où il y a un homme vivant, il y a une oeuvre d’art.
- Rien n’est libre dans la nature que l’esprit de l’homme. Fût-elle une illusion, cette liberté a fait des princes parmi les hommes.
- Le vrai bonheur est une contemplation active.
- L’art est tout humain; et la science est inhumaine.
- C’est toujours le coeur qu’il exalte, et la raison qu’il humilie.
- Si l’on regarde au fond de ce solitaire, sous une triple cuirasse de froideur indulgente, d’ordre poussé jusqu’aux minuties, et de politesse, il y a, d’abord, l’amour ardent de la vie, et l’instinct de la domination.
- Homère est l’océan et le ciel de toute poésie et de toute beauté. Ce n’est pas un Homme; c’est le dieu et le temple des héros.
- Le voyageur est encore ce qui importe le plus dans un voyage.
- Ibsen se replie sur soi-même, comme la forêt que courbe un éternel orage, et le vent la fait moins ployer qu’il ne la violente.
- La passion, comme le drame, vit de combat et se dénoue par la mort.