Biographie courte et informations sur Guillaume Apollinaire
Guillaume Apollinaire, né le 26 août 1880 à Rome et décédé le 9 novembre 1918 à Paris, est une figure fascinante de la poésie française du XXe siècle. D’origine polonaise naturalisé français en 1916, il a marqué son époque avec des œuvres majeures comme « Alcools », « Zone » et « Le Pont Mirabeau ». Poète avant-gardiste, il a contribué au cubisme et au surréalisme, inventant même le calligramme. Sa vie, entre voyages, amour tumultueux et guerre, se reflète dans une poésie vibrante et toujours inspirante.
- Mon pauvre coeur est un hibou Qu’on cloue, qu’on décloue, qu’on recloue. De sang, d’ardeur, il est à bout. Tous ceux qui m’aiment, je les loue.
- Je veux vivre inhumain, puissant et orgueilleux Puisque je fus créé à l’image de Dieu.
- De temps en temps, il est bon d’arrêter notre quête du bonheur et d’être tout simplement heureux.
- Et ma vie pour tes yeux lentement s’empoisonne.
- On peut être poète dans tous les domaines : Il suffit que l’on soit aventureux et que l’on aille à la découverte.
- La beauté n’est la plupart du temps que la simplicité.
- Les vers luisants brillent cette nuit autour de moi Comme si la prairie était le miroir du ciel Etoilé.
- Oh ! L’automne l’automne a fait mourir l’été.
- Je souhaite dans ma maison : Une femme ayant sa raison, un chat passant parmi les livres, des amis en toute saison Sans lesquels je ne peux pas vivre.
- Ah ! Dieu que la guerre est jolie - Avec ses chants ses longs loisirs.
- Le travail mène à la richesse. Pauvres poètes, travaillons ! La chenille en peinant sans cesse Devient le riche papillon.
- Dans la forêt avec sa bande Schinderhannes s’est désarmé Le brigand près de sa brigande Hennit d’amour au joli mai.
- L’amour est mort j’en suis tremblant J’adore de belles idoles Les souvenirs lui ressemblant Comme la femme de Mausole Je reste fidèle et dolent.
- Je me souviens d’une autre année C’était l’aube d’un jour d’avril J’ai chanté ma joie bien-aimée Chanté l’amour à voix virile Au moment d’amour de l’année.
- Des feuilles - Qu’on foule, - Un train - Qui roule, - La vie - S’écoule.
- Comme cette femme est mennonite Ses rosiers et ses vêtements n’ont pas de boutons Il en manque deux à mon veston La dame et moi suivons presque le même rite.
- Je t’ai prise contre ma poitrine comme une colombe qu’une petite fille étouffe sans le savoir. Je t’ai prise avec toute ta beauté ta beauté plus riche que tous les placers de la Californie ne le furent au temps de la fièvre de l’or.
- L’amour est libre il n’est jamais soumis au sort O Lou le mien est plus fort encor que la mort Un coeur le mien te suit dans ton voyage au Nord.
- Je ne veux jamais l’oublier La colombe ma blanche rade O marguerite exfoliée Mon île au loin ma Désirade Ma rose mon giroflier.
- La grande force est le désir Et viens que je te baise au front O légère comme une flamme Dont tu as toute la souffrance Toute l’ardeur et tout l’éclat.
- Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs Les fruits tombant sans qu’on les cueille Le vent et la forêt qui pleurent Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille.
- Je donne à mon espoir tout l’avenir qui tremble comme une petite lueur au loin dans la forêt.