La grande force est le désir Et viens que je te baise au front O légère comme une flamme Dont tu as toute la souffrance Toute l’ardeur et tout l’éclat.
Écrivain, 1880-1918La grande force est le désir Et viens que je te baise au front O légère comme une flamme Dont tu as toute la souffrance Toute l’ardeur et tout l’éclat.
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Calligrammes (1913), Les Collines
La grande force est le désir Et viens que je te baise au front Ô légère comme une flamme Dont tu as toute la souffrance Toute l’ardeur et tout l’éclat
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Aimer, c’est renoncer à la force.
De mon pouvoir sur moi je viens de me convaincre, quand on se combat bien l’on est sûr de se vaincre. Mon cœur, où plus de feux viennent de s’allumer Renonce à votre cœur mais non à vous aimer.
La passion, cet absolu désir qu’on ne peut jamais combler quand il a pour moteur l’absence de l’autre.
L’envie, le sentiment le plus fortifiant et le plus pur.
O pouvoir des larmes ! C’est sans doute le plus puissant de tous les traits de l’amour !
Ah ! Seigneur ! Donnez-moi la force et le courage de contempler mon cœur et mon corps sans dégoût !
Devant moi, ah ! Que toute chose s’irise ; que toute beauté se revête et se diapre de mon amour.
Mon cœur, si doux à prendre
Entre tes mains,
Ouvre-le, ce n’est rien
Qu’un peu de cendre.
Quand on aime à la folie, l’éclair nous foudroie ; la passion nous consume doucement, en ne laissant à notre vie que les cendres de notre amour.
L’amour, l’amour des autres, c’est vous qui me faites tenir parce que je suis portée par votre énergie.

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