La grande force est le désir Et viens que je te baise au front O légère comme une flamme Dont tu as toute la souffrance Toute l’ardeur et tout l’éclat.
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- Mon pauvre coeur est un hibou Qu’on cloue, qu’on décloue, qu’on recloue. De sang, d’ardeur, il est à bout. Tous ceux qui m’aiment, je les loue.
- Envoi ce que tu veux, seigneur, donne la joie ou la douleur, je suis content que l’une et l’autre coulent de tes mains. Ne déverse pas l’abondance de la joie ni de la souffrance. C’est entre les deux que se trouve une douce résignation.
- L’Amour est un seigneur puissant, et il m’a humilié à ce point que, je le confesse, il n’est pas sur terre de souffrance égale à ses rigueurs, ni de joie comparable à ses faveurs !
- Le désir a pour but la satisfaction. Si nous voulons toujours plus, ce but n’est jamais atteint, et au lieu du bonheur nous trouvons la souffrance.
- Rien ne nourrit mieux l’inspiration que l’amour. La souffrance peut la stimuler, rarement l’épanouir.
- Mon coeur, si doux à prendre - Entre tes mains, - Ouvre-le, ce n’est rien - Qu’un peu de cendre.
- Devant moi, ah ! Que toute chose s’irise; que toute beauté se revête et se diapre de mon amour.
- Et la satiété, qui succède au désir, amène un tel dégoût quand le coeur se soulève, que je ne sais, au fond, si c’est peine ou plaisir.
- L’amour, l’amour des autres, c’est vous qui me faites tenir parce que je suis portée par votre énergie.
- Quand on aime à la folie, l’éclair nous foudroie; la passion nous consume doucement, en ne laissant à notre vie que les cendres de notre amour.
- Il y a dans la douleur une pureté infatigable, la même que dans la joie, et cette pureté est en route dessous les tonnes d’imaginaire congelé.
- J’ai l’impression d’être un vase qui fuit : l’orgueil, la dignité, le courage coulent par toutes mes fissures. Seule demeure la terreur. Une terreur qui me dévore, qui m’aveugle.
- Dans la plaine - Naît un bruit. - C’est l’haleine - De la nuit. - Elle brame - Comme une âme - Qu’une flamme - Toujours suit.
- Ce qui abat, ce qui accable, ce qui détruit irrémédiablement l’âme, c’est la médiocrité de la douleur et de la joie, la souffrance égoïste et mesquine.
- On peut voir le nécessaire, le comprendre, le vouloir, l’aimer même, tout en se sentant pénétré d’une douleur infinie.