Dans la plaine - Naît un bruit. - C’est l’haleine - De la nuit. - Elle brame - Comme une âme - Qu’une flamme - Toujours suit.
Image : Dans la plaine - Naît un...

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- Rien n’est mélancolique et doux comme la tyrolienne sauvage chantée dans l’ombre, par un pauvre petit chevrier invisible, pour la solitude qui l’écoute. Quelquefois, dans toute une grande montagne, il n’y a que la voix d’un enfant.
- Dans les plis de leur dogme ils ont la sombre nuit.
- O temps de rêverie, et de force, et de grâce ! Attendre tous les soirs une robe qui passe !
- L’homme, le matin, il tousse, il crache. Le midi, il pète, il rote. La nuit, il ronfle, il bave et le reste du temps, il se gratte les couilles.
- O malheur insensé, sans regret, sans angoisse ! De telles flammes, déchirantes et fêlées, me voici brûlant du désir de brûler. Entre la mort et la douleur physique - et le plaisir, plus profond que la mort et la douleur - je me traîne dans une nuit chagrine, à la limite du sommeil.
- Il fait si noir dans le noir il fait si chien dans la nuit, ça vous colle aux dents, la suie, ça désespère l’espoir.
- Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser. La sève est du champagne et vous monte à la tête... On divague; on se sent aux lèvres un baiser Qui palpite, là, comme une petite bête...
- Qui donc pourra faire taire les grondements de bêtes Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?
- O Rose, te voilà malade ! L’insecte invisible Qui vole dans la nuit Parmi la hurlante tempête A découvert ton lit De splendeur cramoisie; Son amour obscur et secret Ronge ta vie.
- Voici descendre enfin sur nous la belle nuit Si douce à qui se meurt, à qui se désespère, .
- La pensée n’est qu’un éclair au milieu de la nuit. Mais c’est cet éclair qui est tout.
- Le coeur d’un libertin est fait comme une auberge, on y trouve à toute heure un grand feu bien nourri.
- Un fou brame dans la nuit, qui bande comme un cerf, Ô mort je suis ce cerf, que dévorent les chiens, la mort éjacule en sang.
- Rien qu’une nuit... Et quand tu te réveilleras, je serais mort depuis si longtemps que tu n’auras plus de peine.
- Quand, les deux yeux fermés, en un chaud soir d’automne, - Je respire l’odeur de ton sein chaleureux, - Je vois se dérouler des rivages heureux - Qu’éblouissent les feux d’un soleil monotone.