Biographie courte et informations sur Alfred de Vigny
Alfred de Vigny est né en 1797 à Loches, dans une famille noble d’origine militaire. De 1814 à 1829, il poursuit une carrière militaire sans participations notables aux combats. Durant cette période, il se distingue comme écrivain, publiant ses premiers textes en 1822 et s’affirmant comme un représentant du romantisme en poésie, en roman et au théâtre. En 1845, il atteint une reconnaissance institutionnelle avec son élection à l’Académie française. À partir de 1838, il vit de manière plus isolée, souvent en retrait de la société. Il est mort en 1863.
- Partout même habitude de se donner corps et âme, même besoin de se dévouer, même désir de porter et d’exercer quelque part l’art de bien souffrir et de bien mourir.
- L’honneur, c’est la conscience, mais la conscience exaltée. C’est le respect de soi-même et de la beauté de sa vie portée jusqu’à la plus pure élévation et jusqu’à la passion la plus ardente.
- Condamnés à la mort, condamnés à la vie, voilà deux certitudes.
- On étouffe les clameurs, mais comment se venger du silence ?
- Le vrai Dieu, le Dieu fort, est le Dieu des idées.
- La conscience ne peut avoir tort.
- Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse.
- Le travail est un oubli, mais un oubli actif qui convient à une âme forte.
- La jeunesse regarde fixement l’avenir avec son oeil d’aigle, y trace un large plan, y jette une pierre fondamentale; et tout ce que peut faire notre existence entière, c’est d’approcher de ce premier dessein.
- Amis, qu’est-ce qu’une grande vie, sinon une pensée de la jeunesse exécutée par l’âge mûr ?
- Le genre de mort, pas plus que le genre de vie, ne doivent être considérés comme punition ou récompense. La rémunération ne peut être de ce monde.
- Il existe dans l’homme une trinité sainte : La volonté, l’amour et l’esprit sont en nous.
- Je n’ai pas rencontré un homme avec qui il n’y eut quelque chose à apprendre.
- Car l’amour d’une femme est semblable à l’enfant - Qui, las de ses jouets, les brise triomphant, - Foule d’un pied volage une rose immobile - Et suit l’insecte ailé qui fuit sa main débile.
- Et, debout devant Dieu, moïse ayant pris place, dans le nuage obscur lui parlait face à face.
- On m’apprit l’école du soldat et l’école de peloton de manière à exécuter les charges en douze temps, les charges précipitées et les charges à volonté, en comptant ou sans compter les mouvements...
- La réputation n’a qu’une bonne chose, c’est qu’elle permet d’avoir confiance en soi et de dire hautement sa pensée.
- Je ne peux plus lire que les livres qui me font travailler. Sur les autres, ma pensée glisse comme sur du marbre. - J’aime à labourer.
- Le canon me semblait la voix de Bonaparte; et, tout enfant que j’étais, quand il grondait, je devenais rouge de plaisir.
- J’ai toujours pensé que l’on ne saurait rendre trop hautement justice aux acteurs, eux dont l’art difficile s’unit à celui du poète dramatique, et complète son oeuvre.