Biographie courte et informations sur Antoine Rivarol
Antoine de Rivarol est né le 26 juin 1753 à Bagnols-sur-Cèze. Issu d’une famille modeste, il choisit la littérature plutôt que la voie ecclésiastique. Écrivain et pamphlétaire, il défendit le monarchisme durant la Révolution française. Son style brillant lui permit de fréquenter les salons parisiens, malgré l’hostilité de certains contemporains. Il remporta un prix à Berlin en 1784 et célébra la clarté de la langue française. Exilé, il est mort à Berlin le 11 avril 1801.
- Une nation n’a point de droits contraires à son bonheur.
- Femme qui voyage laisse voyager son coeur.
- La paresse n’est, dans certains esprits, que le dégoût de la vie; dans d’autres, c’en est le mépris.
- Si la tristesse est si près de la fortune, pourquoi l’envie est-elle si loin de la pitié ?
- L’orgueil est toujours plus près du suicide que du repentir.
- Les petits esprits triomphent des fautes des grands génies, comme les hiboux se réjouissent d’une éclipse de soleil.
- Les gens bornés aiment le mouvement, il n’y a que les hommes exercés à la méditation qui aiment le silence et le repos.
- L’homme, dans sa maison, n’habite pas l’escalier, mais il s’en sert pour monter et pénétrer partout; ainsi l’esprit humain ne séjourne pas dans les nombres, mais il arrive par eux à la science et à tous les arts.
- En morale, on périt par des crimes, et, en politique, par des fautes.
- Les rois de France, en vendant la noblesse, n’ont pas songé à vendre aussi le temps, qui manque toujours aux parvenus.
- C’est la prose qui donne l’empire à une langue, parce qu’elle est tout usuelle : la poésie n’est qu’un objet de luxe.
- Moins il y a de distance entre deux hommes, plus ils sont pointilleux pour le faire remarquer.
- Sans l’âme, le corps n’aurait pas de sentiment; et sans le corps, l’âme n’aurait pas de sensations.
- Les rêves, la folie et l’ivresse prouvent que notre âme dépend beaucoup de notre corps, et vice-versa.
- Il y a des temps où le gouvernement perd la confiance du peuple mais je n’en connais pas où le gouvernement puisse se fier au peuple.
- L’esprit est le côté partiel de l’homme; le coeur est tout.
- Il faut plutôt, pour opérer une révolution, une certaine masse de bêtise d’une part qu’une certaine dose de lumière de l’autre.
- Les hommes se lassent d’aimer, mais ne se lassent pas de se haïr.
- Celui qui pour aimer ne cherche qu’une rose, n’est sûrement qu’un papillon.
- Pour aimer assez, il faut aimer trop !
- Nous avons tous assez de force en nous pour supporter le malheur des autres, mais nous n’en avons peut-être pas autant pour supporter leur bonheur.
- La parfaite amitié, c’est ce sentiment pur et sacré, ce fruit si rare et tant désiré.
- Les femmes absolument belles n’ont de pudeur que juste ce qu’il faut pour faire valoir leur beauté.
- Le chat ne nous caresse pas, il se caresse à nous.
- La peur est la plus terrible des passions parce qu’elle fait ses premiers effets contre la raison; elle paralyse le cœur et l’esprit.
- Dans un salon, une jeune femme excessivement maigre avait un superbe chien couché à ses pieds. - «Qui est-ce ? Demanda une dame à Rivarol. - - C’est un chien qui garde son os. ».
- On passe la moitié de sa vie à retenir sans comprendre, et l’autre moitié à comprendre sans retenir.
- L’homme passe sa vie à raisonner sur le passé, à se plaindre du présent, à trembler pour l’avenir.
- Un homme lui dit un jour : - «Je n’ai jamais fait qu’une méchanceté dans ma vie. - - Quand finira-t-elle ? ».
- Il est bête, mais il écoute les gens d’esprit avec patience.
- C’est après l’âge des passions que les grands hommes ont produit leurs chefs-d’oeuvre, comme c’est après l’éruption des volcans que la terre est plus fertile.