Biographie courte et informations sur Joseph Joubert
Joseph Joubert est né le 7 mai 1754 à Montignac en France. Il est mort le 4 mai 1824 à Paris. Il était un moraliste et essayiste français. Il a travaillé dans l'administration pendant la Révolution française. Joubert a vécu entre Paris et Villeneuve-sur-Yonne. Il n’a rien publié de son vivant. Après sa mort, ses carnets avec ses pensées et réflexions ont été publiés, notamment par Chateaubriand en 1838. Ces écrits abordent la nature humaine, la littérature et la politique avec un style proche de l’aphorisme. Il a aussi été inspecteur général de l’Université et chevalier de la Légion d’honneur. Joubert repose au cimetière de Montmartre. Il a aussi influencé des auteurs comme Friedrich Nietzscheet Emil Cioran.
- N’usez que de pièces d’or et d’argent dans le commerce de la parole.
- La vieillesse aime le peu, et la jeunesse aime le trop.
- Le goût est la conscience littéraire de l’âme.
- Il ne faut pas choisir pour épouse que la femme qu’on choisirait pour ami, si elle était homme.
- Trois choses sont nécessaires pour faire un bon livre : le talent, l’art et le métier, c’est à dire la nature, l’industrie et l’habitude.
- L’amitié est une plante qui doit résister aux sécheresses.
- Un des maux de notre littérature, c’est que nos savants ont peu d’esprit, et que nos hommes d’esprit ne sont pas savants.
- Les enfants doivent avoir pour amis leurs camarades, et non pas leurs pères et leurs maîtres. Ceux-ci ne doivent être que leurs guides.
- La poésie n’est utile qu’aux plaisirs de notre âme.
- Le courageux a du courage et le brave aime à le montrer.
- L’objet de l’art est d’unir la matière aux formes qui sont ce que la nature a de plus vrai, de plus beau et de plus pur.
- Quiconque n’est jamais dupe n’est pas ami.
- La sagesse est le commencement du beau.
- Certains critiques ressemblent assez à ces gens qui, toutes les fois qu’ils veulent rire, montrent de vilaines dents.
- La liberté est un tyran qui est gouverné par ses caprices.
- Il faut que le coeur marche avant l’esprit et l’indulgence avant la vérité.
- Nos moments de lumière sont des moments de bonheur; quand il fait clair dans notre esprit, il y fait beau.
- Ayons le coeur haut, et l’esprit modeste.
- Il y a des livres plus utiles par l’idée qu’on s’en fait que par la connaissance qu’on en prend.
- Il n’appartient qu’à la tête de réfléchir, mais tout le corps a de la mémoire.
- Tout critique de profession, homme médiocre par nature.
- Dieu est le lieu où je ne me souviens pas du reste.
- Penser à Dieu est une action.
- On pense avec précipitation et on s’exprime avec soin, avec étude, avec effort. C’est un défaut du siècle.
- Tout ce que le père de famille dit aux siens doit inspirer l’amour ou la crainte.
- On ne pense plus au visage de la femme dont on voit le corps nu.
- Rien ne fait autant honneur à une femme que sa patience et rien ne lui fait si peu d’honneur que la patience de son mari.
- La justice sans force, et la force sans justice : malheurs affreux.
- L’attention de celui qui écoute sert d’accompagnement dans la musique du discours.
- Le pouvoir est une beauté; il fait aimer aux femmes la vieillesse même.
- Tout ouvrage de génie, épique ou didactique, est trop long, s’il ne peut pas être lu dans un jour.
- On supporte toujours facilement une puissance qu’on espère pouvoir exercer un jour.
- Marchons, et faisons désirer aux hommes de pouvoir nous considérer couchées. ».
- C’est un bonheur, une grande fortune d’être né bon.
- La critique sans bonté trouble le goût et empoisonne les saveurs.
- On ne peut trouver de poésie nulle part, quand on n’en porte pas en soi.
- Un peu de vanité et un peu de volupté, voilà de quoi se compose la vie de la plupart des femmes et des hommes.
- La plupart des pensées de Pascal (sur les lois, les usages, les couleurs) ne sont que les pensées de Montaigne qu’il a refaites.
- Il y a toujours, dans un mauvais auteur, le commencement, le quart, le milieu d’un grand écrivain.
- L’éducation doit-être tendre et sévère et non pas froide et molle.
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