L’éducation doit-être tendre et sévère et non pas froide et molle.
Essayiste, 1754-1824 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons L’éducation doit-être tendre et sévère et non pas froide et molle.
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Pensées, essais et maximes, tome 1 (1850), Texte entier
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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L’éducation doit se donner comme objectif primordial la formation d’un individu capable, non de subir, mais d’agir socialement.
L’éducation n’est pas le fait de l’école, mais bien de quelque vertu qu’on porte en soi.
L’éducation ne rend pas plus malin !
L’éducation ne se borne pas à l’enfance et à l’adolescence. L’enseignement ne se limite pas à l’école. Toute la vie, notre milieu est notre éducateur, et un éducateur à la fois sévère et dangereux.
Si la scolarisation formelle est un avantage important, elle n’est pas une garantie de réussite et son absence n’est pas non plus un handicap fatal.
L’obligation scolaire ne devrait pas être comprise comme imposant aux enfants d’aller à l’école, mais comme imposant à leur entourage, et en premier lieu à leur famille, de les aider à bénéficier de son enseignement.
L’éducation a pour première mission de ne pas faire de l’homme l’étranger de son propre monde.
Nous devons penser l’éducation comme un moyen de développer nos plus grandes capacités.
Le défi par excellence de l’enseignement est de maintenir la connaissance vivante, de l’empêcher de devenir inerte.
En se prêtant avec complaisance aux demandes raisonnables des parents, il [l’instituteur] se gardera bien de sacrifier à leurs capricieuses exigences ses principes d’éducation et la discipline de son école.

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