Biographie courte et informations sur Paul Valéry

Paul Valéry est né en 1871 à Sète. La famille de Paul Valéry avait des origines corses et génoises. Il a fréquenté le lycée de Montpellier durant sa jeunesse. La poésie de Victor Hugo et de Baudelaire a éveillé en lui une passion pour cet art. À partir de 1900, il a été employé par Édouard Lebey, ce qui lui a permis de consacrer du temps à l’écriture. Durant la Première Guerre mondiale, il a gagné en notoriété avec la publication de « La Jeune Parque ». Par la suite, il a enseigné au Collège de France. Il a également été élu membre de l’Académie française. Tout au long de sa vie, il a côtoyé de nombreux écrivains et scientifiques renommés. Il était marié à Jeannie Gobillard. Paul Valéry est mort à Paris en 1945.
- L’élégance, c’est la science de ne pas faire de faute et de paraître absolument naturel en le faisant.
- Le mépris du dieu pour les esprits humains se marque par les miracles.
- La jeunesse est une manière de se tromper qui se change assez vite en une manière de ne plus même pouvoir se tromper.
- La douleur est toujours question et le plaisir, réponse.
- La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.
- L’amour est une illusion que la réalité se charge de corriger.
- La mort enlève tout sérieux à la vie.
- Vérité est non seulement conformité, mais valeur. Ceux qui croient la posséder, la possèdent; eux seuls.
- L’idée du passé ne prend un sens et ne constitue une valeur que pour l’homme qui se trouve en soi-même une passion de l’avenir.
- L’homme est adossé à sa mort comme le causeur à la cheminée.
- La jeunesse est un temps pendant lequel les conventions sont, et doivent être, mal comprises : ou aveuglement combattues, ou aveuglement obéies.
- La faiblesse de la force est de ne croire qu’à la force.
- Une femme intelligente est une femme avec laquelle on peut être aussi bête que l’on veut.
- L’éducation ne se borne pas à l’enfance et à l’adolescence. L’enseignement ne se limite pas à l’école. Toute la vie, notre milieu est notre éducation, et un éducateur à la fois sévère et dangereux.
- Il y a des critiques qui ne demeurent "critique" que le temps de n’avoir pas réfléchi.
- Il est remarquable que la dictature soit à présent contagieuse, comme le fut jadis la liberté.
- La plus grande partie du corps ne parle que pour souffrir. Tout organe qui se fait connaître est déjà suspect de désordre. Silence bienheureux des machines qui marchent bien.
- L’espace est un corps imaginaire comme le temps un mouvement fictif.
- C’est la vie et non point la mort qui sépare l’âme du corps.
- Le grand triomphe de l’adversaire est de vous faire croire ce qu’il dit de vous.
- Mais que peut faire un dieu d’autre chose qu’un "monde" ?
- Le réel ne peut s’exprimer que par l’absurde.
- La liberté est une sensation. Cela se respire. L’idée que nous sommes libres dilate l’avenir du moment. Elle fait s’éployer à l’extrême dans nos poitrines je ne sais quelles ailes intérieures dont la force d’enlèvement enivrant nous porte.
- Il faut n’appeler Science : que l’ensemble des recettes qui réussissent toujours. Tout le reste est littérature.
- Je me suis rarement perdu de vue; je me suis détesté, je me suis adoré; puis nous avons vieilli ensemble.
- Le gel cède à regret ses derniers diamants.
- Dans ce pays qui est libre, il est rigoureusement interdit de puiser dans la mer un verre d’eau, de cultiver dix pieds de tabac, et pour un peu il serait dangereux d’allumer un cigare au soleil avec une loupe.
- A peine je sors de mon lit, avant le jour, au petit jour, entre la lampe et le soleil, heure pure et profonde, j’ai coutume d’écrire ce qui s’invente de soi-même.
- La définition du Beau est facile : il est ce qui désespère.
- L’homme heureux est celui qui se retrouve avec plaisir au réveil, se reconnaît celui qu’il aime être.
- La poésie est à la vie ce qu’est le feu au bois. Elle en émane et le transforme.
- La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde.
- Le mélange du vrai et du faux est plus toxique que le faux.
- Aimer, c’est vivre et mourir d’un pari infernal que l’on fait sur ce qui se passe dans l’âme de l’autre.
- La morale est une sorte d’art de l’inexécution des désirs, de la possibilité d’affaiblir des pensées, de faire ce qui ne plaît pas, de ne pas faire ce qui plaît. Si le bien plaisait, si le mal déplaisait : il n’y aurait ni morale, ni bien, ni mal...
- Dans certains états des choses de ma vie, il arriva que le travail de poésie me fut une manière de me séparer du monde.
- La politique fut d’abord l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. À une époque suivante, on y adjoignit l’art de contraindre les gens à décider sur ce qu’ils n’entendent pas.
- Qui sait si toute notre culture n’est pas une hypertrophie, un écart, un développement insoutenable, qu’une ou deux centaines de siècles aura suffit à produire et à épuiser ?
- Dieu créa l’homme, et ne le trouvant pas assez seul, il lui donne une compagne pour lui faire mieux sentir sa solitude.
- Un homme qui renonce au monde se met dans la condition de le comprendre.