Biographie courte et informations sur Maurice Barrès
Maurice Barrès, né le 17 août 1862 à Charmes dans les Vosges, a été un écrivain et homme politique français au caractère bien trempé. Il a expérimenté un parcours marqué par « le culte du Moi » et le nationalisme, illustré dans son fameux Roman de l’énergie nationale avec Les Déracinés (1897), L'Appel au soldat (1900) et Leurs figures (1902). Il est décédé le 4 décembre 1923 à Neuilly-sur-Seine, laissant derrière lui une œuvre où la terre natale et les racines tiennent une place essentielle.
- Les différentes voix s’unissent dans la mélodie : l’une résonne gaie, vivante, sûre de la victoire, tandis que l’autre paraît encore se débattre dans les ténèbres au milieu d’un combat plein de mélancolie... C’est l’expression la plus nette et la plus parfaite de la vie intérieure.
- Pauvre homme du Nord, enchanté un jour par cette beauté, je songe au page des chiens courant du seigneur de Laon. Sa vie, vous l’allez voir, c’est toute la nôtre, enfoncée dans la médiocrité des besognes et des contacts professionnels, illuminée par de courts éclairs.
- C’est une fourmilière heureuse, une famille dont tous les membres se congratulent, une espèce de victoire, une première revanche.
- Un sourire d’extrême bienveillance ne quitte pas ses lèvres, le sourire des images de piété, celui que les petits livres d’hagiographie prêtent aux saints personnages de jadis.
- Telle était la fatigue de son long voyage qu’il s’endormit, malgré le trouble extrême de sa pensée, de ce sommeil obscur de la bête recrue, où il n’y a plus place même pour le rêve.
- C’est l’automne, la saison où, sous un soleil refroidi, chacun recueille ce qu’il a semé.
- Sous cette meurtrière ironie, la petite maison de Marie-Anne Sellier restait les volets clos, émouvante de silence et de tristesse.
- Sous le silence prodigieux du couvent, il est comme un malade qui, la nuit, à l’heure où les bruits de la rue se sont tus, perçoit les battements de son coeur.
- Se détacher de soi-même, chose belle et nécessaire ! D’ailleurs, mon moi du dehors, que me fait ! Les actes ne comptent pas; ce qui importe uniquement, c’est mon moi du dedans ! Le Dieu que je construis.
- Plus que tout au monde, j’ai cru aimer le musée du Trocadéro, les marais d’Aigues-Mortes, de Ravenne et de Venise, les paysages de Tolède et de Sparte; mais à toutes ces fameuses désolations, je préfère maintenant le modeste cimetière lorrain où, devant moi, s’étale une conscience profonde.
- Où manque la force, le droit disparaît; où apparaît la force, le droit commence de rayonner.
- Autour de Bosserville les grands vents tourmentent le ciel et balayent la Lorraine dont le coeur sommeille.
- Une oeuvre d’art, c’est le moyen d’une âme.
- Les jardins de Qalaat étaient réputés parmi les plus beaux de la Syrie, dans un temps où les arabes excellaient dans l’art d’exprimer avec de l’eau et des fleurs leurs rêveries indéfinies d’amour et de religion.
- L’après-guerre étant incertaine, le gouvernement est incertain.
- L’horizon qui cerne cette plaine, c’est l’horizon qui cerne toute vie. Il donne une place d’honneur à notre soif d’infini en même temps qu’il nous rappelle nos limites.
- En politique il faut toujours se composer, au mieux des circonstances, l’attitude d’un homme qui n’envisage rien que l’avantage général.
- Partout les enfants le suivaient, s’amusaient à le mettre en colère, à s’en épouvanter, à lui jeter des quolibets et des pierres. Il devint le souffre-douleur qu’il y a toujours dans un village.
- La veillée autour du feu de la cuisine. Tout en écossant les légumes pour l’hiver, on causait des menus événements du jour, et Bibi Cholion faisait des plaisanteries dont les soeurs s’amusaient. C’était le couarail ordinaire des villages lorrains.