Se détacher de soi-même, chose belle et nécessaire ! D’ailleurs, mon moi du dehors, que me fait ! Les actes ne comptent pas ; ce qui importe uniquement, c’est mon moi du dedans ! Le Dieu que je construis.
Écrivain, 1862-1923Se détacher de soi-même, chose belle et nécessaire ! D’ailleurs, mon moi du dehors, que me fait ! Les actes ne comptent pas ; ce qui importe uniquement, c’est mon moi du dedans ! Le Dieu que je construis.
Écrivain, 1862-1923Partager sur
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Un Homme libre (1889), livre troisième
Qu’importe! il faut que je m’accepte comme j’accepte les autres. Mon indulgence, faite de compréhension, doit s’étendre jusqu’à ma propre faiblesse.Se détacher de soi-même, chose belle et nécessaire! D’ailleurs, mon moi du dehors, que me fait! Les actes ne comptent pas; ce qui importe uniquement, c’est mon moi du dedans! le Dieu que je construis.Mon royaume n’est pas de ce monde; mon royaume est un domaine que j’embellis méthodiquement à l’aide de tous mes pressentiments de la beauté; c’est un rêve plus certain que la réalité, et je m’y réfugie à mes meilleurs moments, insoucieux de mes hontes familières.
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Trouver Dieu, c’est se trouver soi-même.
Et puis si j’étais l’Bon Dieu Je crois que je ne serais pas fier Je sais on fait ce qu’on peut Mais il y a la manière
Dieu, dont les desseins sont impénétrables, se sert de ses humbles créatures pour les accomplir.
Le vrai pouvoir derrière le succès que j’ai maintenant est quelque chose que j’ai trouvé en moi – quelque chose qui est en chacun de nous, je pense, un petit morceau de Dieu qui n’attend que d’être découvert.
Dieu n’est plus corporel et sensible ; la suprême Intelligence qui régit le monde n’est plus le monde même : j’élève et fatigue en vain mon esprit à concevoir son essence.
Le meilleur de soi représente notre essence. Cette dernière se compose de nos goûts profonds, de nos talents, de nos qualités, de nos dons et de nos aptitudes. Le meilleur de soi n’est pas un état à atteindre, c’est un état à « être » et à exprimer. Il nous invite à utiliser nos talents pour nous transformer et transformer le monde.
Dans la solitude où j’entrai, les mesures de ce monde, si elles subsistent, c’est pour maintenir en nous un sentiment vertigineux de démesure : cette solitude, c’est Dieu.
C’est la marque d’un petit esprit de s’en prendre à autrui lorsqu’il échoue dans ce qu’il a entrepris ; celui qui exerce sur soi un travail spirituel s’en prendra à soi-même ; celui qui achèvera ce travail ne s’en prendra ni à soi ni aux autres.
Qu’est-ce que se résigner ? C’est mettre Dieu entre la douleur et soi.
Nul… Ne peut couler ses jours dans le bonheur qui ne considère que soi, qui tourne toutes choses à sa propre commodité. Vis pour autrui, si tu veux vivre pour toi.

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