Biographie courte et informations sur Georges Bataille
Georges Bataille est né le 10 septembre 1897 à Billom et est mort le 9 juillet 1962 à Paris. Il fut un écrivain, bibliothécaire et philosophe français dont la vie, marquée par une enfance difficile, influença profondément son travail. Bataille s’intéressa à des domaines variés comme la littérature, la philosophie et l’anthropologie. Parmi ses œuvres figurent : Le Mort, La Part mauditeet Le Bleu du ciel.
- Une femme qu’on aime guère est plus supportable si l’on fait l’amour avec elle.
- L’humour seul répond toutes les fois qu’est posée la question dernière sur la vie humaine.
- Ce qui me paraît être le terme de mes débordements sexuels : une incandescence géométrique (entre autres, point de coïncidence de la vie et de la mort, de l’être et du néant) et parfaitement fulgurante.
- J’ai senti dans mes mains un animal immonde, Échappé à la nuit d’une affreuse forêt, et je vis que c’était le mal dont tu mourais, que j’appelle en riant la tristesse du monde.
- Le travail, désormais, décide dans le monde. La guerre elle-même pose, avant tout, des problèmes industriels, des problèmes dont l’industrie décide seule.
- L’espoir est le désir mais ouvert à la peur.
- Bouleversé, je pleurai. Je pleurai de la peur que ma mère avait eue pour ma vie, peu m’importait, ces larmes se chargeaient d’une douleur autrement profonde, lourde, si elles me débordaient c’est que ces larmes en moi touchaient enfin l’extrémité des choses, l’extrémité de toute la vie.
- Si la nuit de la colère et la lucidité de la sagesse ne coïncident enfin, comment nous reconnaître en ce monde ?
- O malheur insensé, sans regret, sans angoisse ! De telles flammes, déchirantes et fêlées, me voici brûlant du désir de brûler. Entre la mort et la douleur physique - et le plaisir, plus profond que la mort et la douleur - je me traîne dans une nuit chagrine, à la limite du sommeil.
- Un fou brame dans la nuit, qui bande comme un cerf, Ô mort je suis ce cerf, que dévorent les chiens, la mort éjacule en sang.
- Ainsi nous ne sommes rien, ni toi ni moi, auprès des paroles brûlantes qui pourraient aller de moi vers toi, imprimées sur un feuillet : car je n’aurai vécu que pour les écrire, et, s’il est vrai qu’elles s’adressent à toi, tu vivras d’avoir eu la force de les entendre.
- L’érotisme est l’approbation de la vie jusque dans la mort.
- Dans la solitude où j’entrai, les mesures de ce monde, si elles subsistent, c’est pour maintenir en nous un sentiment vertigineux de démesure : cette solitude, c’est Dieu.
- L’enfer est l’idée faible que Dieu nous donne volontairement de lui-même !
- Il y a une communication plus intense dans l’échange immédiat à base de générosité que dans la jouissance immédiate.
- Je m’étonne de tomber dans l’angoisse et pourtant ! Je ne cesse de jouer : c’est la condition de l’ivresse du coeur. Mais c’est mesurer le fond nauséeux des choses : jouer c’est frôler la limite, aller le plus loin possible et vivre sur un bord d’abîme !
- Le génie abaisse davantage qu’il n’élève; l’idée du génie empêche d’être simple, engage à montrer l’essentiel, à dissimuler ce qui décevrait : il n’est pas de génie concevable sans art.
- L’homme nie essentiellement ses besoins animaux, c’est le point sur lequel portèrent la plupart de ses interdits, dont l’universalité est si frappante et qui vont en apparence si bien de soi qu’il n’en est jamais question.
- J’appelle expérience un voyage au bout du possible de l’homme.
- Il n’est pas de beauté sans fêlure.
- Dieu est pire ou plus loin que le mal, (c’)est l’innocence du mal.