Si la nuit de la colère et la lucidité de la sagesse ne coïncident enfin, comment nous reconnaître en ce monde ?
Écrivain, 1897-1962Si la nuit de la colère et la lucidité de la sagesse ne coïncident enfin, comment nous reconnaître en ce monde ?
Écrivain, 1897-1962Partager sur
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La litterature et le mal
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La colère est meilleure. Il y a un sentiment de colère. Une réalité et une présence. Une prise de conscience de la valeur. C’est une belle poussée.
Qui veut tout comprendre finit par mourir de colère.
Quand s’accomplit la destinée, l’œil de la sagesse s’obscurcit.
« Le sage n’aspire pas au plaisir, mais à l’absence de souffrance » (Aristote, Éthique à Nicomaque). Nous voyons que le mieux qu’on puisse trouver au monde est un présent sans souffrance, qu’on puisse supporter paisiblement.
Le monde n’est peut-être pas particulièrement sage, mais en fait de sagesse, nous ne connaissons rien de mieux.
On dit que la sagesse s’empare de nous avec l’age.
L’orgueil sèche les larmes de la colère et du dépit ; l’humilité celles de la douleur. L’un s’indigne que nous puissions souffrir, l’autre nous rappelle pour nous apaiser que cela seul nous est dû.
Lorsque la réalité se dresse contre nous, la force du mal d’hier atténue celle du mal d’aujourd’hui.
Penser et agir à contre-courant des manies et des modes du jour, c’est le commencement de la sagesse.
Toutes les formes créées sont irréelles. » Une fois que la sagesse a fait comprendre cela, on est à l’épreuve de la douleur. Ceci est le sentier de la pureté.

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