Biographie courte et informations sur Louis Aragon
Louis Aragon est né le 3 octobre 1897 à Paris. Il est mort le 24 décembre 1982 dans la même ville. Français, il a vécu notamment au Moulin de Villeneuve. Poète, romancier et journaliste, il a été un acteur important du mouvement dada puis du surréalisme. Après 1931, il a rejoint le Parti communiste français et défendu le réalisme socialiste. Ses œuvres principales comprennent Le Paysan de Paris et Aurélien. Sa poésie a été mise en musique par plusieurs artistes.
- Aux tables du café des arts, sur la place, on buvait, attablés tous ensemble, avec les deux serveuses débordées qui couraient, de la bière et de la limonade plein les bras.
- L’amitié est l’accord parfait de deux sensibilités.
- La lecture d’un roman jette sur la vie une lumière.
- Nous savons maintenant ce que c’est que la nuit. Ceux qui s’aiment d’amour n’ont qu’elle pour adresse.
- La poésie est le miroir brouillé de notre société. Et chaque poète souffle sur ce miroir : son haleine différemment l’embue.
- La critique devrait, en matière de littérature, être une sorte de pédagogie de l’enthousiasme.
- Les raisons d’aimer et de vivre Varient comme font les saisons.
- Aucune aventure littéraire n’est définitive, aucun littérateur ne pourra jamais rendre quelque chose impossible.
- La littérature est une affaire sérieuse pour un pays, elle est, au bout du compte, son visage.
- De ma vie, je n’ai appris qu’une chose : j’ai appris à aimer. Et je ne vous souhaite qu’une chose : savoir aimer.
- La critique c’est le bagne à perpétuité.
- Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard.
- Il n’y a jamais rien de si beau qu’un sourire.
- Heureux celui qui se jette au bout de lui-même.
- Quand je dis tout bas la beauté du monde, je parle de toi.
- Je suis plein du silence assourdissant d’aimer.
- C’est bien du bruit pour un seul mort, dit-il. On ne fait pas tant de foin que ça pour la vie humaine au Maroc.
- II y aura toujours un couple frémissant Pour qui ce matin-là sera l’aube première II y aura toujours l’eau le vent la lumière Rien ne passe après tout si ce n’est le passant.
- Lorsqu’un peuple s’enfuit devant l’envahisseur Il laisse sur ses pas les ruines de sa vie Une salle de bal à l’aube sans danseurs La table du repas qu’on n’a pas desservie.
- Une femme c’est un portrait dont l’univers est le lointain A Paris nous changions de quartier comme on change de chemise De la femme vient la lumière et le soir comme le matin Autour d’elle tout s’organise.
- Ce qu’il m’aura fallu de temps pour tout comprendre Je vois souvent mon ignorance en d’autres yeux.
- Tout est affaire de décor Changer de lit changer de corps A quoi bon puisque c’est encore Moi qui moi-même me trahis Moi qui me traîne et m’éparpille Et mon ombre se déshabille Dans les bras semblables des filles Où j’ai cru trouver un pays.
- Quand les blés sont sous la grêle Fou qui fait le délicat Fou qui songe à ses querelles Au coeur du commun combat.
- L’amour est ta dernière chance. Il n’y a vraiment rien d’autre sur la terre pour t’y retenir.
- Il n’y a pas d’amour qui ne soit notre amour La trace de tes pas m’explique le chemin C’est toi non le soleil qui fais pour moi le jour.
- Mon amour, je t’attendrai sans fin à partir de six heures, demain comme toujours.
- Il a donc grimpé toute sa vie vers cette crête d’où l’on aperçoit l’autre côté des choses, qui est mort et massacre avec la clangorante épopée, la chevauchée renouée des paladins modernes.
- Nous avons comme un pain partagé notre aurore Ce fut au bout du compte un merveilleux printemps.
- Affreuse nudité de l’homme dans l’orage La catastrophe arrive alors qu’il somnolait Ou que sans se presser il rentrait le fourrage Et sur le feu la femme oublie alors le lait.
- O paysages électroniques ! Le paysage, cela commence avant les poètes. Au sud de Paris, à partir de Châtillon, les mathématiques modernes et la physique atomique règnent au-dessus des pavillons d’hier.
- Quand la chanson disait Tu reverras Paname Ceux qu’un oeillet de sang allait fleurir tantôt Quelque part devant Saint-Mihiel ou Neufchâteau Entourant le chanteur comme des mains la flamme Sentaient frémir en eux la pointe du couteau.