Nous avons comme un pain partagé notre aurore Ce fut au bout du compte un merveilleux printemps.
Poète, 1897-1982Source : Le Roman inachevé (1956)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Nous avons comme un pain partagé notre aurore Ce fut au bout du compte un merveilleux printemps.
Poète, 1897-1982Source : Le Roman inachevé (1956)
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Le sentiment d’attente ne s’ajuste qu’au seul printemps. Avant lui, après lui nous escomptons la moisson, nous supputons la vendange, nous espérons le dégel. On n’attend pas l’été, il s’impose ; on redoute l’hiver.
Le printemps est venu : comment, nul ne l’a su.
Un matin, le printemps se donne Je sais bien, je sais bien qu’il va s’en aller Mais j’ai tellement mieux que l’automne à rêver.
Chaque saison est la pensée de celle qui la précède. L’été vérifie les gestes du printemps.
Je t’aimais, dans les foucades du printemps, je t’aime, dans l’escapade des saisons.
Nos histoires se vengent bien de nous. Nous ne savons pas tout de suite que l’amour meurt comme une saison. Ce printemps-ci est plus fulgurant que tous les printemps passés de ce pays.
Le printemps vient, paré de verdure et couronné de fleurs, pour le grand rite de l’amour.
Toute saison, tout ciel, sont bons quand on est deux.
Plus ne suis ce que j’ai été,
Et plus ne saurais jamais l’être :
Mon beau printemps et mon été
Ont fait le saut par la fenêtre.
Vers la fin de l’automne mon ami Fabris me présenta à une famille faite pour nourrir le cœur et l’esprit. C’était à la campagne vers Zero. On jouait, on faisait l’amour, et on s’amusait à s’entrefaire des niches.

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