Un matin, le printemps se donne Je sais bien, je sais bien qu’il va s’en aller Mais j’ai tellement mieux que l’automne à rêver.
Source : Carolina
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Un matin, le printemps se donne Je sais bien, je sais bien qu’il va s’en aller Mais j’ai tellement mieux que l’automne à rêver.
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Le sentiment d’attente ne s’ajuste qu’au seul printemps. Avant lui, après lui nous escomptons la moisson, nous supputons la vendange, nous espérons le dégel. On n’attend pas l’été, il s’impose ; on redoute l’hiver.
J’avance dans l’hiver à force de printemps.
Chaque saison est la pensée de celle qui la précède. L’été vérifie les gestes du printemps.
Ce qu’il y a parfois de beau avec l’automne, c’est lorsque le matin se lève après une semaine de pluie, de vent et de brouillard, et que tout l’espace, brutalement, semble se gorger de soleil.
Le printemps a des fleurs dont le parfum m’ennuie, l’été promet, l’automne offre ses fruits, d’aspects Irritants ; l’hiver blanc, même, est sali de suie.
C’est le « presque » qui compte, et le conditionnel. Sur le coup, ça semble une folie. On est tout juste au début de mars, la semaine n’a été que pluie, vent et giboulées. Et puis voilà. Depuis le matin, le soleil est venu avec une intensité mate, une force tranquille.
Le printemps est la période de l’année où c’est l’été au soleil et l’hiver à l’ombre.
Le printemps est venu : comment, nul ne l’a su.
Pluie des matins d’été, inoubliable Clapotement comme d’un premier froid Sur la vitre du rêve (…).
Que dit l’automne aux arbres ?
Jetez vos diplômes.

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