Le printemps est venu : comment, nul ne l’a su.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Le printemps est la période de l’année où c’est l’été au soleil et l’hiver à l’ombre.
Dans l’âme unie à Dieu, c’est toujours le printemps.
L’hiver est un printemps qui s’ignore.
Le sentiment d’attente ne s’ajuste qu’au seul printemps. Avant lui, après lui nous escomptons la moisson, nous supputons la vendange, nous espérons le dégel. On n’attend pas l’été, il s’impose ; on redoute l’hiver.
Chaque saison est la pensée de celle qui la précède. L’été vérifie les gestes du printemps.
Un matin, le printemps se donne Je sais bien, je sais bien qu’il va s’en aller Mais j’ai tellement mieux que l’automne à rêver.
C’est le « presque » qui compte, et le conditionnel. Sur le coup, ça semble une folie. On est tout juste au début de mars, la semaine n’a été que pluie, vent et giboulées. Et puis voilà. Depuis le matin, le soleil est venu avec une intensité mate, une force tranquille.
Nos histoires se vengent bien de nous. Nous ne savons pas tout de suite que l’amour meurt comme une saison. Ce printemps-ci est plus fulgurant que tous les printemps passés de ce pays.
Plus ne suis ce que j’ai été,
Et plus ne saurais jamais l’être :
Mon beau printemps et mon été
Ont fait le saut par la fenêtre.
Passage de l’intangible au tangible, l’équinoxe de printemps célèbre partout la naissance et la vie qui se déploie. C’est le temps de l’innocence, de l’éveil aux choses du dedans et du dehors. C’est le pouvoir de l’Est.

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