L’hiver est un printemps qui s’ignore.
Écrivain, 1895-1972 Image : Jacques-Émile Blanche, Domaine public, Wikimedia Commons L’hiver est un printemps qui s’ignore.
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Malatesta. Pièce en 4 actes suivie d'une bibliographie complète de l'oeuvre de l'auteur
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L’automne est le printemps de l’hiver.
Un écrit lié au temps est comme un sentier dans la neige : on ne s’en sert qu’en hiver ; le printemps l’emporte et en été il n’existe plus, on n’en a pas besoin, alors on l’oublie.
Le printemps est la période de l’année où c’est l’été au soleil et l’hiver à l’ombre.
Le printemps maladif a chassé tristement
L’hiver, saison de l’art serein, l’hiver lucide.
Le printemps est venu : comment, nul ne l’a su.
Le sentiment d’attente ne s’ajuste qu’au seul printemps. Avant lui, après lui nous escomptons la moisson, nous supputons la vendange, nous espérons le dégel. On n’attend pas l’été, il s’impose ; on redoute l’hiver.
La neige, ce n’est rien, du néant que nous passons notre vie à déplacer entre deux courts étés.
Quant au mois de mars, je vous le dis sans arrière-pensée politique, ça m’étonnerait qu’il passe l’hiver.
J’avance dans l’hiver à force de printemps.
Le printemps a des fleurs dont le parfum m’ennuie, l’été promet, l’automne offre ses fruits, d’aspects Irritants ; l’hiver blanc, même, est sali de suie.

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