Le printemps maladif a chassé tristement
L’hiver, saison de l’art serein, l’hiver lucide.
Poète, 1842-1898Le printemps maladif a chassé tristement
L’hiver, saison de l’art serein, l’hiver lucide.
Poète, 1842-1898Partager sur
Source vérifiée
Renouveau (Stéphane Mallarmé)
Le printemps maladif a chassé tristement L’hiver, saison de l’art serein, l’hiver lucide, Et dans mon être à qui le sang morne préside L’impuissance s’étire en un long baîllement. Des crépuscules blancs tiédissent sous le crâne Qu’un cercle de fer serre ainsi qu’un vieux tombeau, Et, triste, j’erre après un rêve vague et beau, Par les champs où la sève immense se pavane Puis je tombe énervé de parfums d’arbres, las, Et creusant de ma face une fosse à ce …
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L’automne est le printemps de l’hiver.
L’hiver est un printemps qui s’ignore.
Le printemps est la période de l’année où c’est l’été au soleil et l’hiver à l’ombre.
Un écrit lié au temps est comme un sentier dans la neige : on ne s’en sert qu’en hiver ; le printemps l’emporte et en été il n’existe plus, on n’en a pas besoin, alors on l’oublie.
Quant au mois de mars, je vous le dis sans arrière-pensée politique, ça m’étonnerait qu’il passe l’hiver.
Le printemps a des fleurs dont le parfum m’ennuie, l’été promet, l’automne offre ses fruits, d’aspects Irritants ; l’hiver blanc, même, est sali de suie.
Le sentiment d’attente ne s’ajuste qu’au seul printemps. Avant lui, après lui nous escomptons la moisson, nous supputons la vendange, nous espérons le dégel. On n’attend pas l’été, il s’impose ; on redoute l’hiver.
J’avance dans l’hiver à force de printemps.
Chaque saison est la pensée de celle qui la précède. L’été vérifie les gestes du printemps.
Oh ! L’automne l’automne a fait mourir l’été.

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