Quant au mois de mars, je vous le dis sans arrière-pensée politique, ça m’étonnerait qu’il passe l’hiver.
Humoriste, 1939-1988Quant au mois de mars, je vous le dis sans arrière-pensée politique, ça m’étonnerait qu’il passe l’hiver.
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Chroniques de la haine ordinaire. II
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J’avance dans l’hiver à force de printemps.
Le sentiment d’attente ne s’ajuste qu’au seul printemps. Avant lui, après lui nous escomptons la moisson, nous supputons la vendange, nous espérons le dégel. On n’attend pas l’été, il s’impose ; on redoute l’hiver.
Le printemps maladif a chassé tristement
L’hiver, saison de l’art serein, l’hiver lucide.
La neige, ce n’est rien, du néant que nous passons notre vie à déplacer entre deux courts étés.
D’un hiver plein de rigueurs C’est toi qui fonds la glace ; Si l’amour a des froideurs, Que ton retour les chasse : Joli mois de Mai, rends-nous, rends-nous le cœur gai.
C’est le « presque » qui compte, et le conditionnel. Sur le coup, ça semble une folie. On est tout juste au début de mars, la semaine n’a été que pluie, vent et giboulées. Et puis voilà. Depuis le matin, le soleil est venu avec une intensité mate, une force tranquille.
Mariage pour tous, ça jette un froid quand les frigides errent.
Un écrit lié au temps est comme un sentier dans la neige : on ne s’en sert qu’en hiver ; le printemps l’emporte et en été il n’existe plus, on n’en a pas besoin, alors on l’oublie.
L’hiver est un printemps qui s’ignore.
Il y aura chaque hiver le « scandale des sans-logis » et chaque été la « violence des banlieues ».

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