Biographie courte et informations sur Bernard Pivot
Bernard Pivot est né en 1935 à Lyon dans une famille d’épiciers. Étudiant en droit, il intègre le Centre de formation des journalistes en 1955. Il débute au Figaro littéraire avant de lancer le magazine Lire en 1975. À la télévision, il présente Apostrophes (1975-1990) puis Bouillon de culture (1991-2001). Il crée des championnats d'orthographe et écrit sous pseudonyme. Membre puis président de l’académie Goncourt (2014-2019), il est reconnu pour ses contributions à la promotion de la culture et de la littérature.
- Le premier irrespect qu’on doit à la culture, surtout à la télévision, c’est l’humour.
- Apostrophes était parfois rasoir, mais, croyez-moi, c’était involontaire. J’ai toujours considéré que le premier irrespect qu’on doit à la culture, surtout à la télévision, c’est l’humour - lequel a d’ailleurs fait de beaux enfants à la culture.
- Ce qui est ennuyeux et désolant dans les polémiques politiques, c’est qu’on sait à l’avance ce que les uns et les autres, de droite ou de gauche, vont dire. Pas la plus petite surprise, jamais !
- Pourquoi la folie des selfies ? Parce que le selfie est une invention psychologiquement géniale qui permet à chaque personne, pour chaque photo, de satisfaire en même temps son ego de photographe et son ego de photographié.
- Il en est de la culture à la télévision comme des habitants des villes : rejetée à la périphérie.
- Il y a l’argot des pauvres : fifrelin, kopeck, thune, radis, broque, flouss, etc., et il y a l’argot des riches : pognon, oseille, patates, fric, grisbi, etc.
- Comment croire à une déclaration d’amour dans un mail si le o et le e de coeur ne sont pas entrelacés ?
- Le chic, la classe, l’élégance, le chien et même le peps, on ne les a pas par comparaison, on les a ou on ne les a pas, ou plutôt, on ne vous les reconnaît pas.
- Une ou deux phrases, quelques adjectifs, un compliment spontané, c’est de la critique ou du bouche à oreille ?
- Si un écrivain est couronné, encensé, il considère que c’est la juste contrepartie de son talent, s’il est ignoré de la critique, dédaigné par le public, il en tient l’attachée de presse pour principale responsable.
- Le divertissement pouvant être vu par tous, rassemble la famille, tandis que la culture, rejetée par certains, la divise.
- La culture classique reste une valeur essentielle, mais la plus-value qu’on en retire, pour soi et aux yeux des autres, a baissé à la bourse de l’humanisme.
- Il y a toujours quelque chose à retenir d’un médiocre match de football : une talonnade, un tir... On lit un livre raté avec la conviction que le suivant sera meilleur.
- Qui n’a pas connu la passion ne sait pas faire la différence entre la fièvre, le vertige, l’ivresse et l’embrasement.
- Tout travail de longue haleine, répétitif, suppose l’ambition d’être toujours meilleur.