Biographie courte et informations sur Philippe Besson
Né le 29 janvier 1967 à Barbezieux-Saint-Hilaire, Philippe Besson démarre sa carrière comme juriste et DRH avant de se consacrer à l’écriture. Il publie en 2001 En l'absence des hommes, qui explore l’amour caché durant la guerre, et s’impose rapidement par son style inspiré de Marguerite Duras. Auteur de plus de vingt romans, il aborde souvent des thèmes intimes et sociaux, notamment dans Arrête avec tes mensonges. Engagé politiquement, il soutient notamment des causes LGBT. Sa plume sensible et directe séduit un large public.
- Je crois qu’on survit à tout. Je crois que la vie est plus forte. Je crois que le temps est assassin et balaye les visages du passé en emportant avec lui les épreuves qu’on pensait ne pas pouvoir surmonter.
- Je pense à toi, tous les jours. Cela devient une pensée douce et calme. Voilà mon occupation : me rappeler certains moments de toi.
- On a le droit de bâtir sa vie sur un pressentiment.
- Il y a des traits qu’on n’enlève pas aux gens, qu’ils portent sur eux toute leur vie, malgré la vieillesse, malgré la laideur, malgré les épreuves. Cela peut être la douceur. Ou l’enfance. Ou le malheur.
- C’est ça précisément l’amour d’une mère, cette effusion immense, ce débordement comme on le dit d’un fleuve qui déborde de son lit.
- Je ne suis qu’une femme fuyant les souvenirs qui inlassablement la rattrapent.
- Un soldat mort, c’est un monde qui s’écroule assurément. Et deux corps qui roulent dans la chaleur d’un lit, c’est un monde qui renait. Pense aux renaissances, aux reconquêtes. Ne meurs pas. Ne meurs pas.
- Dans une relation amoureuse, souvent, il en est un qui donne et l’autre qui prend, un qui s’offre et l’autre qui choisit, un qui s’expose et l’autre qui se protège, un qui souffrira et l’autre qui s’en sortira. C’est un jeu cruel parce qu’il est pipé. C’est un jeu dangereux parce que quelqu’un perd obligatoirement.
- Faire confiance, cela veut dire avoir foi en quelqu’un.
- En amour il ne faut pas poser de questions si on veut obtenir des réponses.
- L’amour est nécessairement la cause de souffrances. L’autre est, avant tout, celui qui nous fait ou fera souffrir car il se dérobe toujours à nous, tôt ou tard, franchement ou par des voies détournées, consciemment ou inconsciemment, totalement ou partiellement.
- Aimer, ce n’est pas gagner à tous les coups. C’est prendre des risques, faire des paris incertains, connaître la frayeur de perdre sa mise pour mieux savourer le frisson de la doubler.
- Aimer, ce n’est pas emprunter des routes toutes tracées et balisées. C’est avancer en funambule au-dessus de précipices et savoir qu’il y a quelqu’un au bout qui dit d’une voix douce et calme : avance, continue d’avancer, n’aie pas peur, tu vas y arriver, .