Biographie courte et informations sur Frédéric Beigbeder
Frédéric Beigbeder est né le 21 septembre 1965 à Neuilly-sur-Seine dans une famille du Béarn, avec une mère traductrice et un père chasseur de têtes. L'écrivain a effectué sa scolarité au lycée Louis-le-Grand avant de poursuivre à Sciences Po Paris. En 1990, le public a découvert son premier ouvrage "Mémoires d'un jeune homme dérangé". La satire sociale occupe une place centrale dans les livres de Beigbeder, particulièrement dans "99 Francs" publié en 2000, un roman qui a provoqué une onde de choc dans l'industrie publicitaire. Le roman "Windows on the World", publié en 2003, a été récompensé par le prix Interallié. En 2009, "Un roman français" a obtenu le prix Renaudot. À travers sa carrière, Beigbeder a également occupé le poste de directeur du magazine Lui et créé le Prix de Flore. Le 28 janvier 2008, la police l'a arrêté à Paris pour détention de stupéfiants, une expérience que l'auteur a relatée dans "Un roman français".
- Pourquoi les églises sont-elles fermées la nuit, au moment où l’on en a le plus besoin ?
- Sans apprentissage de la douleur, le bonheur n’est pas solide.
- Parfois, dans certains cas gravement atteints, la belle-famille vérifie que son futur gendre figure dans le Bottin mondain, soupèse sa bague de fiançailles pour en vérifier le nombre de carats et insiste pour avoir un reportage dans Point de Vue-Images du.
- Je peux regarder des civilisations disparaître, des villes flamber ou des planètes exploser sans réagir. Mais montrez-moi une larme sur la joue d’une femme et vous ferez de moi ce que vous voudrez.
- Aucune femme ne résiste quand le mec de sa meilleure amie lui dit qu’il va très mal. Cela doit ranimer en elles le sens du devoir, l’infirmière dévouée, la Petite Soeur des Pauvres qui sommeille.
- J’ai rencontré deux fois Delphine de Vigan. C’est une femme charmante, grande, blonde, fort sympathique. Le problème, c’est qu’entre les deux rencontres, j’ai lu son dernier livre.
- Les célibataires sentent mauvais car ils n’ont pas de femme pour leur dire de se laver.
- La prochaine guerre n’opposera plus des pays ou des religions : ce seront les hommes contre les femmes, l’affrontement sera autrement plus violent.
- On quitte d’abord la maison de ses parents, et ensuite, parfois, on quitte la maison de son premier mariage, et c’est toujours la même peine qu’on ressent, celle de se sentir, une fois pour toutes, orphelin.
- Il existe une zone de flou artistique entre le célibat dépressif et le mariage ennuyeux : baptisons-la bonheur.
- La mort est le seul rendez-vous qui ne soit pas noté dans votre organizer.
- La mort est tellement inéluctable qu’elle prend tout le monde par surprise.
- Très peu de gens ont le courage de se perdre vraiment.
- Je souhaiterais être réincarné en magnétoscope VHS pour pouvoir effacer ces images qui me hantent.
- Un moustique dure une journée, une rose trois jours. Un chat dure treize ans, l’amour trois. C’est comme ça. Il y a d’abord une année de passion, puis une année de tendresse et enfin une année d’ennui.
- La société dans laquelle nous sommes nés repose sur l’égoïsme. Les sociologues nomment cela l’individualisme alors qu’il y a un mot plus simple : nous vivons dans la société de la solitude.
- Si l’on cache sa souffrance elle disparaît.
- La beauté est un sport où les hors-jeu sont fréquents.
- La carrière d’un écrivain A 30 ans, on dit que tu es "brillant". A 40 ans, on dit que tu as du "talent". A 50 ans, on dit que tu as du "génie". A 60 ans, on dit que tu es un "has-been". A 70 ans, on dit que tu n’es "pas encore mort ? ".
- Tout homme encore en vie après trente ans est un con.
- Le Mariage, l’Institution-qui-rend-l’Amour-Chiant, "le boulet de l’amour à perpétuité et de l’accouplement à vie".
- Les types n’arrivent pas à admettre qu’ils puissent rester toute leur vie avec la même femme. La solution est simple : il faut qu’elle soit bonniche et putain, vamp et lolita, bombe sexuelle et vierge effarouchée, infirmière et malade.
- En même temps, si on était mort, on ne pourrait pas se plaindre de la vie.
- Je suis n’importe qui : l’homme mondial. Je n’ai pas ces racines qui emprisonnent, ni ma mini-célébrité audiovisuelle pour m’enfermer. La notoriété, comme le couple ou la vieillesse, rend prévisible.
- De la naissance à la mort, on branche nos vies sur pilotage automatique, et il faut un courage surhumain pour en dévier le cours.
- L’amour est un combat perdu d’avance.
- Tu as vingt ans, tu déconnes un brin et quand tu te réveilles, tu en as trente. C’est fini, plus jamais ton âge ne commencera par un deux.
- Ce qui serait bien, à présent, pour l’évolution de l’histoire du cinéma, ce serait de tourner un film porno où les acteurs feraient l’amour en se disant «je t’aime» au lieu de «tu la sens, hein, chiennasse». Il paraît que cela arrive dans la vie.
- Alors, il sait que la loi du monde pourrait ainsi se formuler : «l’amour dure trois ans».
- L’amour c’est faire semblant de s’en foutre alors qu’on ne s’en fout pas. C’est se chercher sans se trouver. Ce petit jeu, s’il est bien pratiqué, peut occuper toute une vie.
- Moi, mon amour, il a un petit a mais de grandes envolées; il ne dure pas très longtemps mais au moins, quand il est là on le sent passer.
- Ceux qui critiquent l’amour sont bien sûr ceux qui en ont le plus besoin.
- Aimer ou faire semblant d’aimer, où est la différence, du moment que l’on parvient à se tromper soi-même ?
- Arrêter d’aimer, c’est encore pire que d’arrêter de boire.
- Pourquoi les églises sont-elles fermées la nuit, au moment où l’on en a le plus besoin ? Parfois, je m’endormais sur le sol, devant la porte. A mes ronflements, les pigeons pouvaient deviner que je ne priais pas.
- En Afrique, un Blanc qui adresse la parole à un Noir n’a plus la condescendance raciste des colonisateurs d’antan; désormais c’est bien plus violent. Désormais, il a le regard apitoyé du prêtre qui administre l’extrême-onction à un condamné à mort.
- Quand les oeuvres d’art sont difficiles d’accès, on est généralement récompensé de ses efforts : le cerveau oublie la difficulté mais pas les images.
- Autrefois, quand on torturait les gens, on leur disait tu vas parler; maintenant «tu vas vouloir». La douleur est supérieure car plus lancinante.
- L’argent tue l’amour. L’amour n’est plus possible au-dessus d’un certain niveau de vie.
- La jalousie gouverne le monde. Sans elle, il n’y aurait ni amour, ni argent, ni société. Personne ne lèverait le petit doigt. Les jaloux sont le sel de la terre.
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