Il existe une zone de flou artistique entre le célibat dépressif et le mariage ennuyeux : baptisons-la bonheur.
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Nouvelles sous ecstasy
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Souvent, pour deux époux, l’art d’être heureux, c’est l’indulgence.
Être heureuse, pour l’âme conjugale, c’est être pénétrée, possédée, assimilée toujours plus et toujours mieux ; c’est se diffondre dans l’amour. La suppression de toute distance est l’éternel vœu du cœur ; l’isolement est sa tristesse, l’individualité son supplice.
Savoir jusqu’à quel point un mariage est heureux, c’est là une tout autre question et qui échappe au spectateur. Les enfants, les graves soucis d’argent, tant de choses secrètes peuvent ruiner le bonheur ; l’amour non plus n’échappe parfois pas à la ruine.
L’art conjugal, c’est de trouver la distance et l’aération qui permettent de faire vie qui dure entre époux, c’est surtout de découvrir le moyen de rétablir la paix et l’affection après les querelles et les satiétés réciproques.
Voici comment le problème du mariage est posé : le mari attend et veut la paix, le calme plat et l’épuisement ; la femme rêve les émotions du commencement, les joies de l’âme, le mois d’avril, l’aube ! L’un veut dormir, l’autre s’éveille.
La route du bonheur est peut-être la route de l’oubli.
Vous vous moquez : la tranquillité en amour est un calme désagréable ; un bonheur tout uni nous devient ennuyeux ; il faut du haut et du bas dans la vie ; et les difficultés qui se mêlent aux choses réveillent les ardeurs, augmentent les plaisirs.
Il vaut mieux être mal mariée que de souffrir de la passion.
Un romantique, après l’amour il déprime… Les femmes, avec les romantiques c’est pendant qu’elles dépriment.
Le bonheur est plus humble, il est dans l’autre.

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