Il vaut mieux être mal mariée que de souffrir de la passion.
Philosophe, 1913-1960 Image : Photograph by United Press International, Domaine public, Wikimedia Commons Il vaut mieux être mal mariée que de souffrir de la passion.
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Carnets janvier 1942-mars 1951
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Epouser une femme par amour, c’est trop souvent une folie romanesque, un tort de l’esprit ; mais l’épouser pour la fortune, c’est un manque de délicatesse, c’est une flétrissure du cœur.
Il vaut mieux encore rompre le mariage que de se courber et de mentir.
Trop de pudeur est sans doute un défaut ; mais le mariage lève bien des scrupules.
Il vaut mieux encore être marié qu’être mort.
Un mauvais mariage vaut mieux qu’un bon procès.
Une tromperie bien intentionnée n’accroît-elle pas toujours l’affection ? Les maris ne sont jamais plus affectueux qu’après l’adultère occasionnel si indispensable à une vie conjugale bien équilibrée.
Mesdames, un deuxième conseil : ne vous mariez point ; le mariage est une greffe ; cela prend bien ou mal ; fuyez ce risque.
Le mariage peut accepter et même parfois s’enrichir de ce qui, pour l’amour, est une souffrance qu’il tolère mal.
Dans un mariage, c’est le plus faible qui brise l’autre.
À quoi sert le mariage ? À sanctifier la baise, jusqu’à ce qu’elle tombe inévitablement dans l’ennui, jusqu’à ce qu’elle devienne un boulot.

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