Trop de pudeur est sans doute un défaut ; mais le mariage lève bien des scrupules.
Écrivain, 1810-1857 Image : Charles Landelle, Domaine public, Wikimedia Commons Trop de pudeur est sans doute un défaut ; mais le mariage lève bien des scrupules.
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On ne badine pas avec l’amour (1834)
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Si le mariage diminue l’homme, presque toujours il annihile la femme.
Une tromperie bien intentionnée n’accroît-elle pas toujours l’affection ? Les maris ne sont jamais plus affectueux qu’après l’adultère occasionnel si indispensable à une vie conjugale bien équilibrée.
Epouser une femme par amour, c’est trop souvent une folie romanesque, un tort de l’esprit ; mais l’épouser pour la fortune, c’est un manque de délicatesse, c’est une flétrissure du cœur.
Il vaut mieux être mal mariée que de souffrir de la passion.
À quoi sert le mariage ? À sanctifier la baise, jusqu’à ce qu’elle tombe inévitablement dans l’ennui, jusqu’à ce qu’elle devienne un boulot.
Dans un mariage, c’est le plus faible qui brise l’autre.
Quand il s’agit de se marier, on est bien embarrassé de choisir ; le mariage a tant de chances contraires ! Ma foi, le meilleur est, je crois, de ne choisir point.
Le mariage peut être un lac orageux, mais le célibat est presque toujours un abreuvoir boueux.
Le mariage ressemble à un procès, il s’y trouve toujours une partie de mécontente ; et si l’une dupe l’autre, la moitié des mariés joue certainement la comédie aux dépens de l’autre.
C’est trop contre un mari d’être coquette et dévote : une femme devrait opter.

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