Les citations
Tout notre mal vient de ne pouvoir être seuls : de là le jeu, le luxe, la dissipation, le vin, les femmes, l’ignorance, la médisance, l’envie, l’oubli de soi-même et de Dieu.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), De l’Homme Ceux qui font bien mériteraient seuls d’être enviés, s’il n’y avait encore un meilleur parti à prendre, qui est de faire mieux : c’est une douce vengeance contre ceux qui nous donnent cette jalousie.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Du Cœur Le plaisir de la critique nous ôte celui d’être vivement touché de très belles choses.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Des Ouvrages de l’esprit Les femmes vont plus loin en amour que la plupart des hommes, mais les hommes l’emportent sur elles en amitié.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Des Femmes Ne pourrait-on point découvrir l’art de se faire aimer de sa femme ?
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Des Femmes On ne vit point assez pour profiter de ses fautes ; on en commet pendant tout le cours de sa vie, et tout ce que l’on peut faire. À force de faillir, c’est de mourir corrigé…
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), De l’Homme C’est avoir une très mauvaise opinion des hommes, et néanmoins les bien connaître, que de croire dans un grand poste leur imposer par des caresses étudiées, par de longs et stériles embrassements.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Des Grands Un homme sage ni ne se laisse gouverner, ni ne cherche à gouverner les autres : il veut que la raison gouverne seule et toujours.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Du Cœur J’ai vu souhaiter d’être fille, et une belle fille, depuis treize ans jusqu’à vingt-deux, et après cet âge, de devenir un homme.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Des Femmes Il faut des fripons à la cour auprès des grands et des ministres, même les mieux intentionnés ; mais l’usage en est délicat, et il faut savoir les mettre en œuvre.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), De la Cour Il y a de certaines choses dont la médiocrité est insupportable : la poésie, la musique, la peinture, le discours public.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Des Ouvrages de l’esprit Jeune, on conserve pour sa vieillesse ; vieux, on épargne pour la mort. L’héritier prodigue paie de superbes funérailles et dévore le reste.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Des Biens de fortune Le guerrier et le politique, non plus que le joueur habile, ne font pas le hasard, mais ils le préparent, ils l’attirent, et semblent presque le déterminer.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Des Jugements Une personne humble, qui est ensevelie dans le cabinet, qui a médité, cherché, consulté, confronté, lu ou écrit pendant toute sa vie, est un homme docte.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Du Mérite personnel Les aises de la vie, l’abondance, le calme d’une grande prospérité, font que les princes ont de la joie de reste pour rire d’un nain, d’un singe, d’un imbécile et d’un mauvais conte.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1696) Il n’y a point au monde un si pénible métier que celui de se faire un grand nom : la vie s’achève que l’on a à peine ébauché son ouvrage.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Du Mérite personnel L’on peut avoir la confiance de quelqu’un sans en avoir le cœur : celui qui a le cœur n’a pas besoin de révélation ou de confiance ; tout lui est ouvert.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Du Cœur Il n’y a qu’un premier dépit en amour, comme la première faute dans l’amitié, dont on puisse faire un bon usage.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Du Cœur Celui qui aime assez pour vouloir aimer un million de fois plus qu’il ne fait, ne cède en amour qu’à celui qui aime plus qu’il ne voudrait.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Du Cœur Une femme qui n’a qu’un galant croit n’être point coquette ; celle qui a plusieurs galants croit n’être que coquette.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1696) Une chose folle et qui découvre bien notre petitesse, c’est l’assujettissement aux modes quand on l’étend à ce qui concerne le goût, le vivre, la santé et la conscience.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), De la Mode C’est trop contre un mari d’être coquette et dévote : une femme devrait opter.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Des Femmes Un mari n’a guère un rival qui ne soit de sa main, et comme un présent qu’il a autrefois fait à sa femme.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Des Femmes Je ne doute point que la vraie dévotion ne soit la source du repos ; elle fait supporter la vie et rend la mort douce : on n’en tire pas tant de l’hypocrisie.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), De la Mode Une grande reconnaissance emporte avec soi beaucoup de goût et d’amitié pour la personne qui nous oblige.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Du Cœur Une grande âme est au-dessus de l’injure, de l’injustice, de la douleur, de la moquerie ; et elle serait invulnérable si elle ne souffrait par la compassion.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), De l’Homme Le regret qu’ont les hommes du mauvais emploi du temps qu’ils ont déjà vécu, ne les conduit pas toujours à faire de celui qui leur reste à vivre un meilleur usage.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), De l’Homme L’on ne peut aller loin dans l’amitié, si l’on n’est pas disposé à se pardonner les uns aux autres les petits défauts.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), De la Société et de la Conversation Regretter ce que l’on aime est un bien, en comparaison de vivre avec ce que l’on hait.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Du Cœur Il n’y a rien que les hommes aiment mieux à conserver et qu’ils ménagent moins que leur propre vie.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), De l’Homme C’est une grande difformité dans la nature qu’un vieillard amoureux.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), De l’Homme Les hommes sont trop occupés d’eux-mêmes pour avoir le loisir de pénétrer ou de discerner les autres : de là vient qu’avec un grand mérite et une plus grande modestie l’on peut être longtemps ignoré.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères L’on n’aime bien qu’une seule fois : c’est la première ; les amours qui suivent sont moins involontaires.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Du Cœur La mort n’arrive qu’une fois, et se fait sentir à tous les moments de la vie : il est plus dur de l’appréhender que de la souffrir.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), De l’Homme On guérit comme on se console : on n’a pas dans le cœur de quoi toujours pleurer et toujours aimer.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Du Cœur Il n’y a point de chemin trop long à qui marche lentement et sans se presser ; il n’y a point d’avantages trop éloignés à qui s’y prépare par la patience.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Des Jugements Les hommes comptent presque pour rien toutes les vertus du cœur et idolâtrent les talents du corps et de l’esprit.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), De l’Homme C’est un excès de confiance dans les parents d’espérer tout de la bonne éducation de leurs enfants.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Des Jugements Il n’y a pour l’homme que trois événements : naître, vivre et mourir ; il ne se sent pas naître, il souffre à mourir, et il oublie de vivre.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), De l’Homme L’impossibilité où je suis de prouver que Dieu n’est pas me découvre son existence.
Jean de La BruyèreSource vérifiée Les Caractères (1688), Des Esprits forts
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Biographie de Jean de La Bruyère
Jean de La Bruyère né le 16 août 1645 à Paris, dans une famille bourgeoise modeste. Juriste de formation, il devient trésorier général de France, puis précepteur de figures aristocratiques comme le duc de Bourbon. Il vit principalement à Paris et Versailles, menant une vie studieuse et discrète. En 1688, il publie "Les Caractères ou les Mœurs de ce siècle", œuvre incisive qui chronique le XVIIe siècle avec un style rythmé favorisant la lecture à voix haute. À travers son ironie, il analyse la société et le comportement humain avec une acuité mordante.
Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Jean de La Bruyère de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.
