C’est une grande difformité dans la nature qu’un vieillard amoureux.
Écrivain, 1645-1696 Image : Élisabeth Louise Vigée Le Brun / After Pierre Drevet / After Jean Dieu de Saint-Jean, Domaine public, Wikimedia Commons C’est une grande difformité dans la nature qu’un vieillard amoureux.
Écrivain, 1645-1696 Image : Élisabeth Louise Vigée Le Brun / After Pierre Drevet / After Jean Dieu de Saint-Jean, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Les Caractères (1688), De l’Homme
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Tant plus le chemin est long dans l’amour, tant plus un esprit délicat sent de plaisir.
Aimer un être âgé, c’est s’enfoncer avec lui, profondément, dans un chemin d’où il faudra revenir tout seul dans le noir.
La vie est longue, un long amour paisible est rare, et la suprême volupté, c’est de vieillir à deux avec intelligence, tendresse et goût.
L’âge mûr de l’homme s’apparente à celui des poires. Dans les deux cas, c’est la queue qui lâche. En amour il n’y a que la conquête et la rupture qui soient intéressantes, le reste n’est que du remplissage.
La plus triste, hélas ! de toutes les vieillesses, c’est la vieillesse de l’amour.
Dans la vieillesse de l’amour comme dans celle de l’âge on vit encore pour les maux, mais on ne vit plus pour les plaisirs.
Une grande aversion présente est souvent le seul signe d’un grand amour passé.
C’est la raison qui engendre l’amour-propre, et c’est la réflexion qui le fortifie ; c’est elle qui replie l’homme sur lui-même.
Vouloir rendre l’amour raisonnable, c’est en faire un triste vieillard.
Trop de façons Gâte affection.

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