La plus triste, hélas ! de toutes les vieillesses, c’est la vieillesse de l’amour.
Écrivain, 1808-1889La plus triste, hélas ! de toutes les vieillesses, c’est la vieillesse de l’amour.
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Source vérifiée
Pensées détachées (1889), Fragments sur les femmes, 31
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La tristesse rend vieux avant l’heure.
Vouloir rendre l’amour raisonnable, c’est en faire un triste vieillard.
Qui sut aimer au temps de la jeunesse, voudrait aimer jusqu’à son dernier jour. Qui sut aimer, même dans sa vieillesse, regrette encor tant doux chagrins d’amour.
Vieillir. La vie qui s’étire tristement.
L’unique sortilège contre la mort, la vieillesse, la vie routinière, n’est-il pas l’amour ?
Dans la vieillesse de l’amour comme dans celle de l’âge on vit encore pour les maux, mais on ne vit plus pour les plaisirs.
Plaisir d’amour ne dure qu’un moment, chagrin d’amour dure toute la vie.
Point de chagrins de famille ; point de douleurs d’amour.
Que l’on ait quinze ans, vingt ans, quarante ans, soixante-quinze ans, c’était toujours la même histoire : cette putain de maladie d’amour qui dévastait tout sur son passage, ces moments de bonheur si fugaces qui exigeaient un prix exorbitant à payer…
Même quand l’âge vient, il y a une chose que l’amour n’arrive jamais à comprendre : c’est qu’il n’est pas éternel.

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