Vieillir. La vie qui s’étire tristement.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Dans l’œil du vieillard se trouve le chemin de la vie.
Comme c’est terrible, songea Jack, d’être vieux et de savoir qu’on a gâché sa vie.
La tristesse rend vieux avant l’heure.
C’est terrible d’allonger la vie en prolongeant seulement la vieillesse.
Ce n’est pas si désagréable de vieillir si l’on ne coupe pas la vie en étapes, si on ne se dit pas : « Maintenant c’est fini, je suis entrée dans la vieillesse ».
On devient rapidement vieux et de façon irrémédiable encore. On s’en aperçoit à la manière qu’on a prise d’aimer son malheur malgré soi.
La vie n’est qu’une longue perte de tout ce qu’on aime. On laisse derrière soi une traînée de douleurs. Le destin nous ahurit par une prolixité de souffrances insupportables. Après cela, on s’étonne que les vieilles gens rabâchent.
C’est merveilleux la vieillesse… Dommage que ça finisse si mal.
Le malheur qui se perpétue produit sur l’âme l’effet de la vieillesse sur le corps ; on ne peut plus remuer ; on se couche.
Un homme âgé n’est plus en devenir social, il est en devenir de vieillissement et de mort, en devenir humain. Il n’a plus à en être, il est au cœur de l’être pur.

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