Portrait de François-René de Chateaubriand

Citations de François-René de Chateaubriand

Écrivain · poète · romancier · Journaliste

44 citations, dont 37 vérifiées dans ses œuvres.

Ses thèmes : Mort, Vieillesse, Liberté, Connaissance.

Œuvres citées : Mémoires d’outre-tombe (1848), Génie du christianisme (1802), Atala (1801), Pensées, réflexions et maximes, René (1802).

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Naissance
4 septembre 1768
Décès
4 juillet 1848
Nationalité
Française

Les citations

  1. Aujourd’hui que je regrette encore mes chimères sans les poursuivre, je veux remonter le penchant de mes belles années : ces Mémoires seront un temple de la mort élevé à la clarté de mes souvenirs.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Première partie, livre premier
  2. La mort, selon les sauvages, est une grande femme fort belle, à laquelle il ne manque que le cœur.
    Source vérifiée Pensées, réflexions et maximes
  3. La mort fait ou défait un grand homme ; elle l’arrête au pas qu’il allait descendre, ou au degré qu’il allait monter : c’est une destinée accomplie ou manquée…
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Deuxième partie, livre II
  4. Les Français vont instinctivement au pouvoir ; ils n’aiment point la liberté ; l’égalité seule est leur idole. Or, l’égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Troisième partie, livre VI
  5. Chaque homme renferme en soi un monde à part, étranger aux lois et aux destinées générales des siècles.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Deuxième partie, livre II
  6. Les documents de la sagesse humaine étaient rangés par ordre alphabétique dans l’Encyclopédie.
    Source vérifiée Génie du christianisme (1802), partie 1, livre 1, chapitre I
  7. La mémoire est souvent la qualité de la sottise ; elle appartient généralement aux esprits lourds, qu’elle rend plus pesants par le bagage dont elle les surcharge.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Première partie, livre II
  8. Il n’y a point d’âge légal pour le malheur.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Première partie, livre VIII
  9. Elle était régulièrement belle ; l’on remarquait sur son visage je ne sais quoi de vertueux et de passionné dont l’attrait était irrésistible.
    Source vérifiée Atala (1801)
  10. Sincère et véridique, je manque d’ouverture de cœur : mon âme tend incessamment à se fermer.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Première partie, livre VIII
  11. Rien ne brise le cœur comme la simplicité des paroles dans les hautes positions de la société et les grandes catastrophes de la vie.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Quatrième partie, livre IV
  12. Son corps gît délaissé sur un grabat, d’où le juge est obligé de le faire enlever, non comme le corps d’un homme, mais comme une immondice dangereuse aux vivants.
    Source vérifiée Génie du christianisme (1802), partie 1, livre 5, chapitre VII
  13. Je passai à Pergame, voulant d’abord aller à Troie, par piété poétique ; une chute de cheval m’attendait au début de ma route ; non pas que Pégase bronchât, mais je dormais.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Deuxième partie, livre IV
  14. Il y a des familles dont les membres sont réduits à s’entortiller ensemble pendant la nuit faute de couverture pour se réchauffer.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Quatrième partie, livre X
  15. L’amitié que la présence attiédit, que l’absence efface.
    Source vérifiée René (1802)
  16. Le vrai bonheur coûte peu ; s’il est cher, il n’est pas d’une bonne espèce.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Première partie, livre II
  17. Il paraît qu’on n’apprend pas à mourir en tuant les autres.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Première partie, livre VII
  18. Je vois les reflets d’une aurore dont je ne verrai pas se lever le soleil.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Quatrième partie, livre X
  19. L’amour des créatures est suivi des plus cruelles incertitudes : on doute toujours si l’on est aimé comme l’on aime.
    Source vérifiée Génie du christianisme (1802), partie 2, livre 3, chapitre II
  20. C’est une très méchante manière de raisonner que de rejeter ce qu’on ne peut comprendre.
    Source vérifiée Génie du christianisme (1802), partie 1, livre 1, chapitre III
  21. Le malheur qui se perpétue produit sur l’âme l’effet de la vieillesse sur le corps ; on ne peut plus remuer ; on se couche.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Quatrième partie, livre IX
  22. La pensée agit sur le corps d’une manière inexplicable ; l’homme est peut-être la pensée du grand corps de l’univers.
    Source vérifiée Génie du christianisme (1802), partie 4, livre 6, chapitre XIII
  23. Ce qu’on dit d’un malheur, qu’il n’arrive jamais seul, on le peut dire des passions : elles viennent ensemble, comme les Muses ou comme les Furies.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Première partie, livre II
  24. Les plaisirs de la jeunesse reproduits par la mémoire sont des ruines vues au flambeau.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Première partie, livre IX
  25. Le grand tort des hommes, dans leur songe de bonheur, est d’oublier cette infirmité de la mort attachée à leur nature.
    Source vérifiée Atala (1801)
  26. La mort ne révèle point les secrets de la vie.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Avant-propos
  27. La vérité est qu’aucun système d’éducation n’est en soi préférable à un autre système : les enfants aiment-ils mieux leurs parents aujourd’hui qu’ils les tutoient et ne les craignent plus ?
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Première partie, livre premier
  28. Le sommeil dévore l’existence, c’est ce qu’il y a de bon.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Troisième partie, livre VIII
  29. Tout nous ramène à quelque idée de la mort, parce que cette idée est au fond de la vie.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Appendice, tome 1, chapitre 12
  30. O misère de nous ! Notre vie est si vaine qu’elle n’est qu’un reflet de notre mémoire.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Première partie, livre II
  31. Comment renoncer aux usances câlines, au confort, au bien-être indolent de la vie ?
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Première partie, livre VI
  32. En ce temps-là, la vieillesse était une dignité ; aujourd’hui, elle est une charge.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Première partie, livre premier
  33. La vieillesse est une voyageuse de nuit : la terre lui est cachée ; elle ne découvre plus que le ciel.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Quatrième partie, livre IX
  34. Pour ne pas avouer l’amoindrissement de territoire et de puissance que nous devons à Bonaparte, la génération actuelle se console en se figurant que ce qu’il nous a retranché en force, il nous l’a rendu en illustration.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Troisième partie, livre VI
  35. Une loi n’est pas toujours obligatoire ; elle peut toujours être changée par une autre loi : contrairement à cela, la morale est permanente ; elle a sa force en elle même, parce qu’elle vient de l’ordre immuable ; elle seule peut donc donner la durée.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Deuxième partie, livre premier
  36. La méchanceté est de tous les esprits le plus facile. Rien n’est si aisé que d’apercevoir un ridicule ou un vice et de s’en moquer : il faut des qualités supérieures pour comprendre le génie et la vertu.
    Source vérifiée Pensées, réflexions et maximes
  37. Une terre de liberté offrait un asile à ceux qui fuyaient la liberté : rien ne prouve mieux le haut prix des institutions généreuses que cet exil volontaire des partisans du pouvoir absolu dans une pure démocratie.
    Source vérifiée Mémoires d’outre-tombe (1848), Première partie, livre VI
  38. C’est une grande erreur que d’attribuer l’innocence à l’état sauvage ; tous les appétits de la nature se développent sans contrôle dans cet état : la civilisation seule enseigne les qualités morales.
    Histoire de France, Mœurs générales des XIIe, XIIIe et XIVe siècles
  39. L’amour décroît quand il cesse de croître.
  40. Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent.

Biographie de François-René de Chateaubriand

François-René de Chateaubriand naît en 1768 à Saint-Malo, issu d’une famille noble bretonne. Après des études en Bretagne, il rejoint l’armée et devient capitaine. À Paris, il se lie avec des écrivains et commence à écrire. Il voyage en Amérique puis en Méditerranée. Royaliste convaincu, il devient diplomate, ambassadeur, puis ministre des Affaires étrangères entre 1822 et 1824 sous la Restauration. Auteur majeur du romantisme, il publie « Atala », « René » et ses « Mémoires d’outre-tombe ». Chateaubriand incarne un tournant littéraire et politique du début du XIXe siècle.

Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article François-René de Chateaubriand de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.