Le sommeil dévore l’existence, c’est ce qu’il y a de bon.
Écrivain, 1768-1848Le sommeil dévore l’existence, c’est ce qu’il y a de bon.
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Mémoires d’outre-tombe (1848), Troisième partie, livre VIII
La société à Berlin me convenait par ses habitudes: entre cinq et six heures on allait en soirée; tout était fini à neuf, et je me couchais tout juste comme si je n’eusse pas été ambassadeur.Le sommeil dévore l’existence, c’est ce qu’il y a de bon: « Les heures sont longues, et la vie est courte, » dit Fénelon. M. Guillaume de Humboldt, frère de mon illustre ami le baron Alexandre, était à Berlin: je l’avais connu ministre à Rome; suspect au gouvernement à cause de ses opinions, il menait une vie retirée; …
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Un peu de sommeil vous remet de bien des choses.
Le sommeil est une sorte de protection, si paradoxal que cela puisse paraître.
Bien plus que le temps, c’est le sommeil qui est l’antidote du chagrin.
Dormir, c’est du temps perdu. Dormir me fait peur. C’est une forme de mort.
Le rêve est l’aphorisme du sommeil.
Le sommeil a les avantages de la mort sans son petit inconvénient.
Le sommeil est pour l’ensemble de l’homme ce que le remontage est à la pendule.
Le meilleur de ton repos, c’est le sommeil, et tu le provoques souvent de toi même ; cependant, tu crains violemment la mort qui n’est rien de plus.
Quand on aime la vie, on dort.
Le sommeil, aventure sinistre de tous les soirs.

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