Le meilleur de ton repos, c’est le sommeil, et tu le provoques souvent de toi même ; cependant, tu crains violemment la mort qui n’est rien de plus.
Écrivain, 1894-1963Le meilleur de ton repos, c’est le sommeil, et tu le provoques souvent de toi même ; cependant, tu crains violemment la mort qui n’est rien de plus.
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Le Meilleur des mondes (1932)
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Dormir, c’est du temps perdu. Dormir me fait peur. C’est une forme de mort.
On aime s’endormir et non dormir ; on voudrait être mort, mais pas mourir.
Le sommeil dévore l’existence, c’est ce qu’il y a de bon.
Bien plus que le temps, c’est le sommeil qui est l’antidote du chagrin.
Le sommeil est un mystère et, en tant que tel, il touche la mort d’un côté, et l’amour de l’autre.
Un peu de sommeil vous remet de bien des choses.
Dormir est une façon de mourir ou tout au moins de mourir à la réalité, mieux encore, c’est la mort de la réalité.
Le sommeil a les avantages de la mort sans son petit inconvénient.
Veille autant que tu peux ; et, fuyant la mollesse, des douceurs du repos n’use que sobrement ; Car le trop long sommeil engendre la paresse, qui sert au vice d’aliment.
Je voudrais mourir pendant mon sommeil mais sur le matin seulement et après une bonne nuit.

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