Biographie courte et informations sur Georges Perros
Georges Perros est un écrivain, poète et comédien français né le 31 août 1923 à Paris. Il se forme au piano, puis au théâtre, et intègre la Comédie-Française avant de s’orienter vers la littérature. Il s’installe à Douarnenez et publie des ouvrages tels que Papiers colléset Poèmes bleus. Georges Perros est mort le 24 janvier 1978 à Paris.
- À m’écouter vivre, il me semble que [l’amour] est mon seul sujet, mon seul embarras, ma seule terreur. Et peut-être mon seul dépit.
- Il y a pire que la modestie. C’est la peur de l’orgueil.
- La femme, c’est le corps de l’homme.
- Le sexe, c’est un millier de femmes. Une femme, un millième de sexe.
- Le charme essentiel de la femme consiste à faire passer ce qu’elle dit après ce qui émane d’elle.
- Aimer la littérature, c’est être persuadé qu’il y a toujours une phrase écrite qui nous redonnera le goût de vivre.
- Rien de plus naturel que de vouloir être aimé pour soi-même. Et rien de plus sot, car soi-même n’existe pas. L’amour est toujours approximatif.
- On veut bien faire le bonheur des autres. Mais on n’aime guère - quoi qu’on dise - que ces mêmes autres se mêlent du nôtre.
- La poésie est dans la rue, dans le ruisseau, elle est tout à fait dénuée de hiérarchie, elle ne sait pas. Elle ne sait rien.
- Être souvent seul, et faire de soi tout son univers, cela peut être la source de grandes joies.
- Il n’y a qu’une femme pour me redonner goût au travail. Et que le travail pour me faire renoncer aux femmes.
- La peur de décevoir est une des pires décimales de l’orgueil.
- La santé, c’est ce qui sert à ne pas mourir chaque fois qu’on est gravement malade.
- Le rêve est l’aphorisme du sommeil.
- Nous sommes loin du XVIIIe siècle, contraire absolu, où l’on profitait de l’esprit pour s’aimer, et de l’amour pour faire de l’esprit.
- Aimer, c’est donner à quelqu’un le droit - sinon le devoir - de nous faire souffrir.
- Les hommes ne sont pas faits pour s’aimer - malgré le mot d’ordre bien connu. Alors il faut qu’ils s’aident à survivre sans l’amour.
- L’homme, c’est le nom commode qu’on a donné, complet, fini, satisfaisant, à quelque chose qui ne l’est guère. On a fait l’opération contraire avec le mot Dieu.
- La vie est une aveugle qui tient l’homme en laisse.
- L’amour c’est le coeur qui s’émeut en même temps que l’intelligence.
- L’art de la photographie offre un beau symbole. On «prend» le paysage, ou le phénomène, ou le visage. Et l’on développe. Mais ce qui a eu besoin de lumière, d’exposition, ne pourra se «rendre» que dans l’obscurité.
- On ne peut faire qu’un tort à l’homme. Considérable. C’est de le croire sur parole. De ne jamais mettre en doute ce qu’il dit.